Floyd Landis portrait 2007
L'Américain Floyd Landis | AFP - Gabriel Bouys

Landis mène l'enquête

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Décidé à faire tomber son ancien coéquipier, Lance Armstrong, qu'il accuse ouvertement de dopage, Floyd Landis continue son investigation, aux côtés des enquêteurs fédéraux. Il s'est même prêté au jeu de la caméra cachée pour récupérer des preuves, peut-être décisives, lors d'un entretien avec un grand dirigeant cycliste.

Pris pour dopage à l'issue de sa victoire lors du Tour 2006, Floyd Landis, est aujourd'hui en chasse contre ses anciens adjuvants. Renié par les siens après avoir été contrôlé positif à la testostérone, le cycliste américain travaille aujourd'hui aux côtés des enquêteurs fédéraux. Selon le New York Daily News, c'est équipé d'un micro et d'une caméra que l'ancien coéquipier de Lance Armstrong est parti récolter des preuves audio et vidéo lors d'un entretien avec Michael Ball, propriétaire de l'équipe américaine Rock Racing, pour laquelle ont couru Tyler Hamilton et d'autres ex coéquipiers du septuple vainqueur de La Grande Boucle. Hamilton, champion olympique du contre-la-montre en 2004, a été suspendu huit ans en 2009 pour une seconde infraction aux règles antidopage. Lance Armstrong, que Landis a ouvertement accusé de dopage, n'a pour sa part jamais été contrôlé positif.

L'investigation de Landis, qui a permis de filmer des hormones de croissance et des produits dopants dans le réfrigérateur de Ball, a débouché sur la délivrance d'un mandat de perquisition. Si le grand jury fédéral réuni à huis clos à Los Angeles décide que les preuves et témoignages rassemblés après clôture de l'enquête sont suffisantes pour démontrer qu'Armstrong s'est dopé, ce dernier pourrait être poursuivi pour fraude à une entreprise publique, l'US Postal, sponsor d'une de ses anciennes équipes, avec laquelle il a remporté six de ses sept Tours de France.