Rafael Valls
Le coureur espagnol Rafael Valls de la Lampre a remporté l'étape reine du Tour d'Oman au sommet de Green Mountain à plus de 1.600 mètres d'altitude vendredi. | LIONEL BONAVENTURE / AFP

La surprise Rafael Valls sur la "Montagne verte" d'Oman

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L'Espagnol Rafael Valls (Lampre) a déjoué les pronostics en remportant ce vendredi la quatrième étape du Tour d'Oman, l'étape reine conclue par l'ascension de la "Montagne verte", devant l'Américain Tejay Van Garderen et l'Espagnol Alejandro Valverde. Après 5 h 46 min et 48 sec de course, Valls s'est imposé avec 5 sec d'avance sur l'Américain, et 19 sec sur l'Espagnol.

L'Espagnol Rafael Valls  (Lampre) s'est offert vendredi la quatrième étape du Tour d'Oman, en surprenant  les favoris dans l'ascension finale de la "Montagne verte" et prend le pouvoir au classement général. À deux jours du terme de l'épreuve, Valls possède neuf secondes d'avance  sur l'Américain Tejay Van Garderen, dauphin du Britannique Christopher Froome il y a un an, et 19 sec sur l'Espagnol Alejandro Valverde, qui découvre le sultanat.

Van Garderen, qui a résisté à l'Espagnol jusqu'au dernier virage, doit se  contenter, comme en 2014, de la deuxième place de l'étape reine (189 km), à  cinq secondes du vainqueur du jour. L'Espagnol Alejandro Valverde a terminé  troisième, à 19 sec. Le Polonais Rafal Majka, meilleur grimpeur du Tour de France l'été dernier  (à 22 sec), et le Français Thibaut Pinot, troisième de la Grande Boucle 2014 (à  35 sec), complètent le Top 5 du jour. Rafael Valls, dans le groupe de tête composé notamment de Van Garderen, Valverde,  Majka, Pinot, Rui Costa et Roman Kreuziger, s'est progressivement défait de ses  adversaires au fil des 5,7 km de montée à 10,5% de moyenne.

Vicenzo Nibali: "Je  ne suis pas encore en condition"

"Je suis le premier surpris, je ne m'y attendais pas du tout! Étant donné  les coureurs présents, c'était pratiquement impossible pour moi de gagner. Van  Garderen, c'est un coureur qui peut faire partie des cinq premiers du Tour de  France. Le battre, c'est quelque chose d'incroyable!", s'est-il réjoui. C'est seulement la deuxième victoire de la carrière de l'Espagnol de 27 ans, cinq ans après une étape du Tour de San Luis. "J'ai connu quatre années difficiles, avec beaucoup de chutes. Je n'ai  jamais perdu espoir. J'ai fait un bon hiver et j'arrive meilleur que jamais",  a-t-il ajouté.

Rapidement distancé dans l'ascension, Vincenzo Nibali, vainqueur du Tour de  France 2014, a lui laissé filer 2 min 27 sec, deux fois moins toutefois que le  grimpeur espagnol Joaquim "Purito" Rodriguez, relégué à plus de cinq minutes. "Il y a des coureurs qui s'étaient préparés pour aujourd'hui (vendredi). Je  ne suis pas encore en condition. Oman n'est pas une course trop importante pour  moi", a déclaré l'Italien, estimant se sentir "un petit peu mieux que l'année  passée à la même période". Samedi, la cinquième étape (151,5 km) relie Al Sawadi Beach au Ministère du  Logement, sur un parcours vallonné qui pourrait encore faire évoluer le  classement général.

AFP