Joaquim Rodriguez met les bouchées doubles

Joaquim Rodriguez met les bouchées doubles

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L'Espagnol Joaquim Rodriguez (Katusha) a remporté la 10e étape du Tour d'Italie cycliste, à Assise, et a endossé le maillot rose de leader. Le Catalan a devancé de 2 secondes le Polonais Bartsz Huzarski et le champion d'Italie Giovanni Visconti dans une arrivée jugée en montée, au cœur de la cité de Saint-François.

L'Italien Domenico Pozzovivo a pris la quatrième place, à 6 secondes, devant le Français John Gadret et le Canadien Ryder Hesjedal. Vainqueur de la Flèche Wallonne le 18 avril au sommet du mur de Huy (Belgique), "Purito" Rodriguez s'est imposé dans l'un de ses exercices préférés, sur une montée convenant à ses qualités explosives de grimpeur. L'Espagnol a attendu les derniers hectomètres, dans les rues étroites d'Assise, pour déborder le Néerlandais Tom-Jelle Slagter et s'assurer son premier succès d'étape dans le Giro. Rodriguez, qui a fêté samedi dernier son 33e anniversaire, a endossé le premier maillot rose de sa carrière.

Au classement général provisoire, il précède désormais Hesjedal de 17 secondes et l'Italien Paolo Tiralongo de 32 secondes. Dans cette étape de 186 kilomètres, sans difficultés majeures entre le Latium et l'Ombrie, l'échappée du jour (Keizer, Failli, Minguez, Brandle, Bonnafond), lancée dès le 11e kilomètre, a compté un avantage maximal de moins de cinq minutes. Le Néerlandais Stef Clement, au seuil des 30 derniers kilomètres, a renforcé ce groupe mais le peloton, mené par les équipiers de Hesjedal, a effectué la jonction à 6,5 kilomètres de la ligne. L'Italien Filippo Pozzato n'a pas pris le départ de Civitavecchia, au lendemain de sa chute de Frosinone. Il souffre d'une fracture du scaphoïde droit. Mercredi, la 11e étape, la plus longue de l'épreuve, s'étire sur 255 kilomètres d'Assise à Montecatini Terme, en Toscane, sur un parcours de plaine présentant deux côtes, la seconde à 11 kilomètres de l'arrivée.

Le classement général :

1. Joaquim Rodriguez (ESP/KAT) 40h27:34.
2. Ryder Hesjedal (CAN/GRM) à 0:17.
3. Paolo Tiralongo (ITA/AST) 0:32.
4. Roman Kreuziger (CZE/AST) 0:52.
5. Benat Intxausti (ESP/MOV) 0:52.
6. Ivan Basso (ITA/LIQ) 0:57.
7. Damiano Caruso (ITA/LIQ) 1:02.
8. Dario Cataldo (ITA/OPQ) 1:03.
9. Eros Capecchi (ITA/LIQ) 1:09.
10. Rigoberto Uran (COL/SKY) 1:10.
11. Michele Scarponi (ITA/LAM) 1:11.
12. Domenico Pozzovivo (ITA/COG) 1:12.
13. Frank Schleck (LUX/RSH) 1:25.
14. Sergio Henao (COL/SKY) 1:27.
15. Damiano Cunego (ITA/LAM) 1:37.
16. Bartosz Huzarski (POL/APP) 1:48.
17. Sergio Pardilla (ESP/MOV) 1:51.
18. Sylvester Szmyd (POL/LIQ) 1:53.
19. Johann Tschopp (SUI/BMC) 2:02.
20. Peter Stetina (USA/GRM) 2:03.
...
165. Mark Cavendish (GBR/SKY) 1h17:25.
186. Taylor Phinney (USA/BMC) 1h43:10.
190. Theo Bos (NED/RAB) 1h47:40.

Déclarations :

Joaquim Rodriguez (ESP/Katusha), vainqueur de l'étape et maillot rose: "Gagner de cette façon, c'est spectaculaire. Je dois d'abord remercier mon équipe qui a travaillé dès le premier kilomètre pour moi. Nous avons dû tout assumer parce que tout le monde nous attendait. Valerio Piva (directeur sportif de Katusha) m'avait indiqué le meilleur endroit pour démarrer et j'ai bien fait de suivre ses conseils. Si j'avais attaqué plus tôt, j'aurais commis une erreur. Je suis comblé de prendre en plus le maillot rose. C'est mon sixième Giro mais je ne connais pas toutes les montées. Celle qui me plaît le plus ? le Mortirolo (20e étape), parce que, pour nous Espagnols, elle nous rappelle l'époque d'Indurain." 

Ryder Hesjedal (CAN/Garmin), ancien leader: "Je m'y attendais ! Le final était trop raide pour moi. Rodriguez est peut-être le meilleur au monde dans ce genre d'arrivée. J'avais de bonnes sensations mais je ne pouvais pas faire mieux. J'ai tenu le maillot rose plusieurs jours, c'est déjà ça. L'équipe a beaucoup travaillé. Maintenant, c'est à celle de Rodriguez."

Ivan Basso (ITA/Liquigas), 6e du général: "C'est le plus fort qui a gagné aujourd'hui. Ce Giro est très difficile, il y a beaucoup de montées raides qu'on aborde dans un peloton encore compact. Il est plus difficile que je le pensais, on se fatigue beaucoup à toujours être à l'avant de la course. La dernière semaine ? je ne veux pas tirer de plans sur la comète, je préfère voir jour après jour et rester confiant sur les possibilités de faire la différence. J'ai le soutien de mon équipe qui va fort.

AFP