Giro : Diego Ulissi s'impose en patron, Joao Almeida, 2e, continue d'impressionner

Publié le , modifié le

Auteur·e : Hugo Dupriez
Ulissi
Diego Ulissi remporte sa 2e victoire d'étape dans ce Giro 2020 | Luca Bettini / AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Diego Ulissi s'est imposé à Monselice. Au terme d'un final agité, le coureur de l'équipe UAE- Team Emirates a réglé au sprint les principaux favoris du Giro dont le maillot rose Joao Almeida, 2e. Légère consolation pour Arnaud Démare, distancé dans le mur du Calaone, il conserve son maillot Cyclamen en ne perdant aucun point sur Peter Sagan, son principal adversaire.

Au départ de Cervia, sur les bords de la mer Adriatique, Arnaud Démare savait pertinemment qu’il allait devoir être très fort pour lever les bras, pour la 5e fois sur ce Giro, à Monselice. En effet, si l’étape restait plane, 825 mètres de dénivelé positif au total, durant 158 kilomètres, ce n’était que le calme avant la tempête tant le final présentait deux difficultés de choix. D’abord, le Roccolo (4,1km à 8,3 % et un dernier kilomètre à 13,4 %) dont le sommet était situé à 30 kilomètres de l’arrivée, puis le mur du Calaone (2,1 km à 9,8 % et ses passages à 18%) à 15 kilomètres de Monselice. Le sprinteur imaginait que les puncheurs voudraient sa peau, tout comme son principal concurrent dans la course au maillot Cyclamen Peter Sagan. D’ailleurs, au départ ce matin, ce dernier était optimiste sur ses chances, mais c'était sans compter sur Diego Ulissi et les principaux favoris.

Une échappée vite condamnée, une explication programmée

Comme tous les jours dans cette édition du Giro, les baroudeurs pensaient avoir une vraie chance de l’emporter. Dès le départ, la lutte faisait rage pour prendre l’échappée du jour. Après 30 kilomètres, 7 fuyards s’isolaient en tête. Geoffrey Bouchard (AG2R), Simon Pellaud (Androni), Simone Ravanelli (Androni), Rodrigo Contreras (Astana), Alessandro Tonelli (Bardiani), Harm Vanhoucke (Lotto Soudal) et Lorenzo Rota (Vini Zabu) composaient l’échappée. Hélas, ils ne prendront jamais plus de 3 minutes d’avance sur un peloton contrôlé, comme prévu, par l’équipe Bora-Hansgrohe. Si Simon Pellaud se permettait de passer en tête aux deux sprints intermédiaires, Arnaud Démare réglait, lui, sans effort, le peloton pour prendre un point dans la course au maillot Cyclamen. 

Au pied du Roccolo, la première difficulté de la journée, les hommes de tête ne comptaient plus qu'une minute et 20 secondes d'avance sur l'avant-garde du peloton. Bien vite, Geoffrey Bouchard et Alessandro Tonelli s'isolaient en tête de course, les deux hommes franchissaient le sommet en tête. Dans le peloton, Matteo Fabbro, fidèle équipier de Peter Sagan, emmenait un rythme d'enfer pour distancer Arnaud Démare, chose faite, au sommet, le Picard comptait 30 secondes de retard. 

Le jeu du chat et de la souris 

Dans la descente, et sur les quelques kilomètres de plat amenant au mur du Calaone, l'équipe Groupama-FDJ, Arnaud Démare et deux équipiers, retrouvait le premier peloton. Devant, les deux échappées profitaient d'un moment d'accalmie chez les favoris pour reprendre 35 secondes d'avance. Au pied de la dernière difficulté, l'équipe UAE-Team Emirates, pour son puncheur Diego Ulissi, imprimait un gros tempo. Ulissi faisait honneur à ses équipiers en attaquant, condamnant les deux échappés et les principaux sprinteurs. 

Dans les derniers hectomètres d'ascension, Tao Geoghegan Hart, 12e du classement général, plaçait une violente accélération sans parvenir toutefois à décrocher le maillot rose Joao Almeida et les principaux favoris. Au sommet, le groupe des favoris ne possédait que 15 secondes d'avance sur ce qu'il restait du peloton, Peter Sagan était notamment présent, Arnaud Démare était dans un troisième groupe, comme Elia Viviani, à 50 secondes de la tête de course. Dès lors, la fin de l'étape s'apparentait à un jeu du chat et de la souris entre le groupe Sagan, grand favori de l'étape, et le groupe maillot rose. 

Emmené par l'équipe Deceuninck-Quick Step, le groupe maillot rose s'envolait en tête de course. Il ne faisait guère plus de doute que le vainqueur de cette 13e étape se trouvait dans ce groupe. Plus rapide au sprint, et bien emmené par Brandon McNulty, l'Italien Diego Ulissi remporte sa 2e victoire d'étape sur cette édition du Giro, sa 8e en carrière. Très fort, Joao Almeida prend la 2e place et empoche 6 secondes de bonification sur ses adversaires au classement général. Il compte désormais 40 secondes d'avance sur Wilco Kelderman et 49 secondes sur Pello Bilbao à la veille du contre-la-montre entre Conegliano et Valdobbiadene.