Tony Gallopin (RadioShack)
Tony Gallopin (RadioShack) sur le Tour des Flandres | KRISTOF VAN ACCOM / BELGA / AFP

Gallopin entre envie et appréhension

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Même pas peur ! On va serrer les dents et espérer que ça passera sans encombre. Voilà en substance les sentiments de Tony Gallopin (RadioShack) avant sa première participation à la reine des classiques Paris-Roubaix (A suivre à partir de 12h50 sur France 3 ou sur sport.francetv.fr).

Le mythe de l’Enfer du Nord n’est pas une légende pour le coureur issu d’une grande famille de cycliste. Même s’il est bien conseillé par son oncle Alain et son Dirk Demol, vainqueur en 1988, Tony Gallopin s’imagine beaucoup de choses. Dans une course toujours aussi imprévisible, il faut savoir se placer et aussi jouer avec la chance. « Il y a une grosse envie au départ mais aussi un peu d’appréhension car c’est une course différente des autres à aborder, explique-t-il. Les pavés, il faut avoir de la réussite, il faut être en forme. C’est toute une combinaison qui fait que c’est beaucoup de stress. L’Enfer du nord porte bien son nom. On verra demain si j’arrive à en sortir. »

Carte blanche

Aperçu dans le final du Tour des Flandres dimanche dernier, le jeune Gallopin court sans pression. Il vient surtout prendre de la bouteille en attendant d’avoir sa chance. « J’ai moins d’ambition que sur les courses belges, ajoute-t-il. Je viens pour l’expérience. » Un coup pour voir ne veut pas dire qu’il restera sagement derrière. Avec le forfait de Fabian Cancellara, victime d’une fracture de la clavicule sur le « Ronde », des opportunités sont possibles. « On a des bonnes cartes à jouer dans l’équipe. Fabian Cancellara n’est pas là et on a dû revoir la tactique, reprend-t-il. C’est une autre façon d’aborder la course. Il était notre leader, capable de faire la différence. On est devenu une équipe d’outsiders et on aura plus de libertés. » Libre d’aller taquiner les pavés et le Tom Boonen sans arrière pensée. Chiche ?

Xavier Richard @littletwitman