Florian Sénéchal
Florian Sénéchal, détendu hier à Compiègne. | MATHILDE L'AZOU

Florian Sénéchal, le Français qui a déjà gagné Paris-Roubaix

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Florian Sénéchal est le Français à suivre ce dimanche sur les routes de Paris-Roubaix. Le jeune homme, meilleur Français l'an dernier (17e,) souhaite faire mieux encore sur une course qu'il a déjà remportée, en junior.

Il y a cinq ans, Florian Sénéchal était roi de l'Enfer du Nord… juniors. A tout juste 18 ans, ce jeune Nordiste remportait l'une des victoires les plus importantes de sa jeunesse, sous les couleurs de l'équipe de France. Et ce, devant... Alexis Gougeard, désormais professionnel chez AG2R La Mondiale et également grand espoir du cyclisme français pour les classiques. Cinq ans après, Florian Sénéchal, désormais chez Cofidis après avoir couru dans la réserve de Quick Step, a franchi bien des échelons et est considéré aujourd'hui, suite au forfait d'Arnaud Démare, comme la meilleure carte française.

Florian Sénéchal a confirmé son fort potentiel pour les classiques flandriennes l'an passé, quand il termine 17e et premier Français de Paris-Roubaix. Mais surtout, en finissant sur le Vélodrome dans le même groupe que Sagan et Vanmarcke, rien que ça. Troisième du Tro Bro Léon (considéré comme l'Enfer du Nord breton), à la même place sur le GP Samyn cette année, le Cambrésien est à son aise. Et occupe logiquement le statut d'espoir français pour les classiques flandriennes, au même titre qu'Arnaud Démare et Alexis Gougeard. A la veille du départ, il avouait avoir progressé dans ce genre de course : « J'ai appris à mieux négocier mon placement, et à être plus attentif sur les pavés, à faire attention au vent… j'espère arriver avec les meilleurs et jouer la gagne ».

"Pas trop le droit à l'erreur"

Le coureur de Cofidis avo​ue se sentir bien, et ne se montre pas effrayé par le kilomètrage élevé (257 kilomètres) de la course. Quand il évoque son statut de meilleure carte française, il ne se montre pas impressionné : « Je le vis bien, mais du coup je n'ai pas trop le droit à l'erreur ». Pour lui, l'Enfer du Nord se négocie en plusieurs actes : « D'abord il y a les premiers secteurs. Puis la trouée d'Arenberg, et juste après quand les cadors se mettent à rouler. Il peut y avoir des cassures, il faudra faire attention. Enfin il y a le passage de Mons-en-Pévèle, et bien sûr le final ».

La famille de Florian Sénéchal habite à cinq kilomètres seulement de Troisvilles, le premier des 27 secteurs pavés. Paris-Roubaix, il l'a dans le sang, ce qui lui a réussi il y a cinq ans. Cette victoire en junior, il y repense de temps en temps, mais assure que « ça ne veut rien dire. C'était en junior, il n'y avait pas les mêmes coureurs ni le même kilométrage qu'aujourd'hui. » En 2008, un certain Peter Sagan avait terminé deuxième de Paris-Roubaix juniors… Consacré petit prince des pavés il y a cinq ans, Florian Sénéchal croise à nouveau la route du fantasque champion du monde ce dimanche. Avec la même ambition que le Slovaque, qui lui aussi rêve de remporter l'Enfer du Nord. Selon son directeur sportif Christian Guiberteau, le jeune Cambrésien a les moyens de « rentrer dans le top 10 ».