Dopage: pour le repenti Jaksche, rien n'a changé

Dopage: pour le repenti Jaksche, rien n'a changé

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Parti à la retraite en 2008, un an après avoir avoué qu'il avait triché toute sa carrière, l'ancien coureur cycliste allemand Jörg Jaksche s'est dit convaincu que "le dopage fait toujours partie du système" dans les colonnes du magazine économique Brand eins.

Aujourd'hui âgé de 38 ans et éloigné du monde du cyclisme, l'ancien coureur Jörg Jaksche est persuadé que les systèmes de dopage en cours à son époque n'ont pas disparu. "En cyclisme, seuls les coureurs ont été virés, les chefs d'équipes, les manageurs, les soigneurs qui étaient impliqués sont restés", affirme Jacksche, lui-même suspendu un an pour avoir affirmé en 2007 qu'il s'était dopé toute sa carrière. Le grimpeur allemand compare même le dopage cycliste au proxénétisme. "Les proxénètes sont assis au chaud dans leurs voitures pendant que les  filles sont dans la rue par -2 dégrés et sont appréhendés par la police",  estime celui qui a pris sa retraite sportive en 2008.

Suspendu un an après ses révélations, le coureur ayant débuté à Polti avant de voir du pays à Deutsche Telekom, Once, CSC, Liberty-Seguros, Tinkoff et Cinelli n'avait pu retrouver d'équipe à son retour. En plus d'avoir avoué ses torts, Jaksche avait collaboré avec la justice lors du procès sur l'affaire Puerto, décrivant le système mis en place par le docteur Fuentes. Tout juste l'ancien lauréat de Paris-Nice 2004 avait refusé de révéler le nom d'autres cyclistes dopés. L'avis de l'ex-cycliste sur la présence du dopage est partagé par  l'inspecteur antidopage allemand Helmut Pabst pour qui il est difficile de  croire "que quelque chose a changé au sommet du système durant les dernières  années". 

Jerome Carrere