Lance Armstrong
L'Américain Lance Armstrong | AFP - TIMOTHY A. CLARY

Dopage: L'USADA accentue la pression sur Armstrong

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L'Agence américaine antidopage (USADA), par la voix de son président, Travis Tygart, a décidé d'accentuer la pression sur Lance Armstrong. Deux jours après avoir estimé que l'ancien coureur avait encore menti lors de ses aveux, Tygart a appelé le gouvernement américain à déposer plainte pour fraude fiscale. En jeu: 90 millions de dollars.

Décrié pendant plusieurs mois par Lance Armstrong, l'USADA profite du vent porteur qui accompagne chacun de ses messages. Depuis la publication de son rapport sur le coureur, toute l'Amérique a changé sa vision sur l'ancien champion, et porte un grand intérêt à ce que dit l'agence américaine antidopage. Et Travys Tagart, son président, veut pousser l'avantage jusqu'au bout. Dans l'émission "60 minutes" sur CBS, il a mis la pression sur le gouvernement américain: "Le gouvernement devrait se joindre à la plainte (de Landis), a estimé  Travis Tygart. J'ai été surpris quand l'enquête fédérale (visant Armstrong et  l'équipe US Postal) a été refermée (en février 2012) malgré les mêmes éléments  que nous avons ensuite recueillis et je serais sous le choc si le ministère de  la Justice ne se joignait pas à cette plainte. Je pense que c'est à un jury de  décider si les dizaines de millions de dollars d'argent public utilisés par  Lance Armstrong et ses associés (de l'US Postal) devraient être remboursés."

Si Lance Armstrong était reconnu coupable d'avoir camouflé un programme de dopage au sein de l'US Postal, il pourrait devoir rembourses environ 90 millions de dollars, soit trois fois la somme que le gouvernement américain aurait versée à la formation cycliste. Une nouvelle épée de Damoclès financière au dessus de la tête de l'ancien septuple vainqueur du Tour de France. Et Travis Tygart tente également de garder la main sur ce dossier, et que l'UCI ne redevienne pas l'interlocuteur d'Armstrong, comme celui-ci tente de le faire en souhaitant témoigner devant la commission "vérité et réconciliation" voulue par l'UCI plutôt que devant l'USADA. "En gros, il a exonéré l'UCI. Selon nos informations et selon les preuves,  la situation est différente (de ce qu'Armstrong a dit sur l'UCI)", a expliqué Tygart. "Je pense que le rôle joué par l'UCI dans l'escroquerie  d'Armstrong est bien plus important qu'il n'a voulu l'admettre." Lance Armstrong a jusqu'au 6 février pour se présenter devant l'USADA pour témoigner sous serment.