L'IAAF montre les crocs face au dopage
Après de premières affaires l'IAAF avait pris des mesures pour lutter contre le dopage | AFP - MYCHELE DANIAU

Des athlètes au cœur d'un réseau de dopage

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L'Agence allemande antidopage (NADA) a indiqué que 30 athlètes étaient impliqués dans un réseau de dopage par transfusion sanguine. Sur la liste, on retrouve notamment Claudia Pechstein, championne olympique de patinage de vitesse, Marcel Kittel, grand espoir du cyclisme allemand, mais aussi le sauteur en longueur jamaïcain James Beckford. Andreas Franke, médecin d'Erfurt, serait au cœur du système.

Il y a eu l'affaire Puerto autour du docteur Eufemiano Fuentes, qui fit tomber de grands noms du cyclisme mondial (Ivan Basso, Alejandro Valverde, Tyler Hamilton, etc.), et depuis la traque au dopage par transfusion sanguine est sans relâche. L'agence allemande antidopage (NADA) vient de révéler qu'un réseau avait été démantelé autour du Docteur Andreas Franke. Ce médecin d'Erfurt a longtemps travaillé au centre d'entraînement olympique de Thuringia.

"Nous examinons bien sûr avec diligence chaque cas où il y aurait eu recours à des méthodes interdites, indépendamment du fait qu'il s'agisse d'un champion olympique ou de jeunes athlètes", a déclaré le président de la NADA, Andrea Gotmann. L'agence allemande fait état de trente athlètes dans une première liste dont la championne olympique de patinage de vitesse Claudia Pechstein, le grand espoir du cyclisme outre-Rhin Marcel Kittel, vainqueur de quatre étapes sur les Quatre Jours de Dunkerque, ou encore le sauteur jamaïcain James Beckford, vice-champion du monde 1995 et olympique 1996.

Franke est accusé d'avoir exposé des poches de sang à des rayons ultraviolets afin de permettre une meilleure oxygénation des globules rouges. La NADA a indiqué étudier des documents complémentaires sur les agissements du médecin. L'Agence mondiale antidopage (AMA) n'autorise les transfusions sanguine qu'à des fins thérapeutiques et avec une autorisation préalable. "Nous espérons trouver dans les nouveaux documents d'autres preuves avant de décider contre quels sportifs nous engagerons des procédures", précise la NADA.

Une enquête a été ouverte par le parquet d'Erfurt au printemps dernier sur les agissements du Dr Franke entre 2006 et 2011, alors qu'il exerçait au centre d'entraînement olympique. Suspendu depuis près d'un an, il a toujours clamé son innocence, expliquant que ce système permettait de soigner des infections et non d'améliorer les performances. Le Comité olympique allemand n'a pas souhaité interférer dans l'enquête.