John Degenkolb
John Degenkolb a frappé pour la quatrième fois sur la Vuelta | AFP - JAIME REINA

Degenkolb puissance 4 sur la Vuelta

Publié le , modifié le

John Degenkolb (Argos-Shimano) a remporté la 10e étape de la Vuelta entre Pontearas et Sanxenxo, sa quatrième victoire sur cette Vuelta. L'Allemand a devancé au sprint le champion de France Nacer Bouhanni (FDJ) et Daniele Bennati (Radioshack). Le classement général de l'épreuve ne change pas à l'issue de cette étape de transition. Joaquim Rodriguez (Katusha) devance toujours Chris Froome (Sky) et Alberto Contador (Saxo Bank). John Gadret a abandonné avant le départ.

Les étapes passent et se ressemblent. Lorsque l'attention n'est pas accaparée par le quatuor Rodriguez-Froome-Contador-Valverde sur les parcours escarpés, John Degenkolb règle les sprints du peloton. Pour la quatrième fois en 10 arrivées, l'Allemand a dominé le sprint massif de la Vuelta. Le coureur Argos-Shimano a avalé les 300 derniers mètres à une vitesse hallucinante pour devancer Nacer Bouhanni (FDJ) et Daniele Bennati (Radioshack) sur la ligne d'arrivée. Le champion de France sur route, idéalement calé dans la roue du maillot vert, n'a pas réussi à combler les quelques mètres qui les séparaient pour lui ravir la victoire. Il échoue d'un rien mais peut se montrer satisfait de son finish. Face à Degenkolb, il n'y avait rien à faire. A 23 ans, il est bien le maître de la vitesse sur cette édition. Grâce à cette nouvelle victoire, il reprend au passage le maillot vert des épaules de Joaquim Rodriguez, qui possédait encore les deux tuniques.

Rodriguez : "Si je perdais une seule minute, ce serait magnifique"

Pour le reste, rien de sensationnel à se mettre sous la dent durant cette étape, si ce n'est l'abandon de John Gadret, 3e du Giro 2011 pour problèmes gastriques. Au lendemain de la journée de repos, la 10e étape de la Vuelta, longue de 190km, menait les coureurs entre Pontearas et Sanxenxo. Une étape de transition promise aux fauves du sprint, avant le contre-la-montre individuel de mercredi, décisif dans l'optique du classement général. Les cadors du classement général se sont d'ailleurs faits très discret pour préserver des forces pour demain. Le duo Palomares et Aramendia a animé l'étape et a longtemps résisté. Les deux hommes, partis dès les premiers kilomètres, ont compté jusqu'à 6'40 d'avance mais se sont fait reprendre à 33 kilomètres de l'arrivée. Dès lors, le but a surtout été d'éviter les coups de bordures sous l'impulsion des Sky. Une dizaine de coureurs se sont d'ailleurs fait surprendre dans le final très venteux. Parmi eux, l'Espagnol Juan José Cobo (Movistar), le vainqueur de l'édition 2011 a perdu 2'40 au général.

A n'en pas douter, la vraie explication aura lieu demain. Joaquim Rodriguez, toujours leader avec une minute d'avance sur Froome et 1'07 sur Contador, devra se battre pour sauver sa place sur le chrono de 39,4km entre Cambados et Pontevedra. Malgré sa côte de 3e catégorie, il semble largement privilégier les profils plus rouleurs de ses deux poursuivants. Mission impossible ? "Purito" est conscient de ses difficultés dans l'exercice : "Je pense que ce sera dur. Mais le tracé n'est pas mal, avec peu de plat. Si je perdais une seule minute, ce serait magnifique parce que cela voudrait  dire que je pourrais presque conserver mon maillot rouge. Je pense que  j'accuserai un peu plus de retard, mais l'objectif est de perdre le moins de temps possible". Même son de cloche du côté de Valverde, quatrième du général : "Je préfère ce chrono, avec une bosse, à une épreuve toute plate. J'espère pouvoir bien résister." Malgré leur volonté de bien faire, il est probable que le maillot rouge change de porteur mercredi soir.