David Lappartient, Fédération française de cyclisme
David Lappartient | ALEXANDRE MARCHI/MAXPPP

David Lappartient candidat à la présidence de l'UCI

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L'ancien président de la Fédération française de cycliste, (poste qu'il a occupé jusqu'en mars dernier), David Lapartient a annoncé mardi sa candidature à la présidence de l'Union cycliste internationale (UCI). Président de la confédération européenne de cyclisme, Lappartient, 44 ans, est pour l'instant le seul opposant au Britannique Brian Cookson, qui sollicite un deuxième mandat de quatre ans. La désignation du nouvel homme fort de l'UCI aura lieu en septembre.

"J'ai pu mesurer au fil des derniers mois la forte volonté de changement des fédérations nationales dans les orientations et la gouvernance de l'UCI", a déclaré David Lappartient qui a fixé cinq axes à son programme, notamment le renforcement "de l'autorité de l'UCI avec un président assurant un véritable leadership". Dans son projet, le dirigeant français a évoqué "un programme de solidarité et de coopération à destination des fédérations", le développement du cyclisme féminin et "une réforme crédible et sérieuse" du cyclisme professionnel "dès lors que les relations entre toutes les familles et tous les acteurs auront été pacifiées". Il a insisté aussi sur la "crédibilité de résultats". "La mise en oeuvre d'un plan d'action visant à renforcer la lutte contre la fraude technologique devra être rapidement menée", a-t-il souligné.

Vice-président de l'UCI, David Lappartient siège au comité directeur de l'UCI depuis 2005. Il préside également le Conseil du cyclisme professionnel, l'organe dirigeant du cyclisme "pro".

Cette position est évidemment ressentie comme une candidature "parasite" dans le camp Cookson. Ce dernier en a pris acte se contentant d'une déclaration lapidaire."Je constate que jusqu'à présent, David Lappartient n'a pas détaillé un quelconque plan ou vision qu'il pourrait avoir, si ce n'est une ambition personnelle bien connue pour ce rôle" a contre-attaqué le président en titre qui s'est dit "impatient de débattre dans les mois à venir sur ce qui compte réellement pour l'avenir du cyclisme".