Damiano Cunego
Le cycliste italien Damiano Cunego | AFP - MICHEL KRAKOWSKI

Cunego inculpé pour dopage

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Actuellement sur le Tour de France avec la Lampre, Damiano Cunego et 27 autres coureurs, dont le champion du monde sur route 2008 Alessandro Ballan, vont être traduits en justice en Italie. Ils répondront des accusations de dopage qui concerne l'équipe italienne. Cette dernière a confirmé l'information et a assuré avoir "toute confiance dans les membres de l'équipe impliqués dans l'affaire".

Triomphant sur les routes du Giro il y a neuf ans sous les couleurs de la Saeco, Damiano Cunego pourrait prochainement déchanter. Même s'il n'a jamais été contrôlé positif au cours de sa carrière, il pourrait être rattraper par la patrouille. En effet, il vient d'être inculpé pour dopage en compagnie de 27 autres coureurs pour une affaire qui a commencé en 2008, appelée "l'affaire de Mantoue". Ce nouveau cas de dopage se concentrerait autour d'une pharmacie située à Mantoue, dans le nord de l'Italie, et fréquentée par les coureurs de la Lampre où ils avaient habitude de se fournir. Actuellement engagé sur les routes du Tour, le leader de l'équipe italienne pointe à la 50e place au classement général à 1h26' et 50 secondes du maillot jaune, Christopher Froome. Parmi les autres coureurs accusés, on trouve l'ex-champion du monde Alessandro Ballan, et les responsables de l'équipe Lampre, comme Giuseppe Saronni, Guido Bontempi et Maurizio Piovani, ainsi que le  pharmacien Vittorio Nigrelli, présenté comme "le cerveau" de l'opération de dopage. La première audience du procès se tiendra le 10 décembre.

Confiance

L'ex-cycliste professionnel Stefano Tomei a en revanche bénéficié d'un non-lieu faute de preuves. L'accusation avait requis contre lui 26 mois de prison et une amende de 3.000 euros. Pour un autre coureur, Emanuele Bindi, la justice a accepté un accord à l'amiable en vertu duquel il reconnaît sa culpabilité et accepte un verdict d'un an de prison et 1400 euros d'amende et ne comparaîtra pas au procès. Réagissant à ces décisions dans un communiqué, la Lampre-Merida a "pris acte avec amertume" de la décision du juge et réaffirmé sa "confiance dans les membres de l'équipe". Cette certitude "mène à s'interroger, une fois que toute l'affaire sera  clarifée, sur qui devra assumer la responsabilité et les dommages causés à  l'équipe", prévient la formation cycliste. Pour elle, le renvoi en justice est "un acte techniquement neutre qui ne préjuge pas de la responsabilité des coureurs". L'enquête de Mantoue avait été close le 8 avril. Elle impliquait également le Danois Michael Rasmussen qui n'appartient plus à l'équipe.