Clasica San Sebastian : Remco Evenepoel, 19 ans, réalise l'exploit

Publié le , modifié le

Auteur·e : Guillaume Poisson
Remco Evenepoel, 19 ans, réalise l'exploit

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A l'âge de 19 ans, le Belge Remco Evenepoel (Deceuninck Quickstep) a surpris tout le monde en remportant la Clasica San Sebastian en solitaire, au bout de 227 kilomètres. Il termine 38 secondes devant Greg Van Avermaet (CCC) et Marc Hirshi (Sunweb). C'est d'autant plus exceptionnel qu'il s'agit seulement de la première saison professionnelle d'Evenepoel, et donc d'une des ses premières courses.

A-t-on vu l'avènement d'un champion ? Remco Evenepoel, 19 ans, a remporté ce samedi la Clasica San Sebastian, l'une des courses les plus relevées de la saison, au nez et à la barbe de tous les favoris. Le jeune Belge en est pourtant seulement à sa première saison professionnelle. Désigné par tous les observateurs comme un futur crack, il confirme donc son potentiel, et de manière éblouissante.

Rien ne laissait penser à cette issue pour le Belge. Présent sur la Clasica San Sebastian pour épauler Enric Mas, il a été lâché par le peloton dans les deux premières ascensions du jour, avant de revenir à la pédale. Preuve de son statut d'équipier, on l'a même aperçu aller chercher des bidons pour son leader. Et puis, il a attaqué. Certainement pour déstabiliser les adversaires directs de Mas que sont Valverde ou Landa. A 20 kilomètres, il est sorti du groupe des favoris en compagnie de Toms Skujins (Trek-Segafredo), qu'il a fini par lâcher dans l'ultime côte du jour. Impressionnant de puissance et de maturité, il n'a rien perdu sur le groupe des favoris, et ce malgré les attaques d'Alejandro Valverde (Movistar) ou de Hugh Carty (EF Education First).

Ses 40 secondes d'avance n'ont jamais fondu. Lui, par contre, a pu se laisser gagner par l'émotion à quelques hectomètres de l'arrivée. Lui qui se hissait péniblement sur son vélo il y a deux heures, lui qui portait les bidons à son leader il y a une heure, a fini par soulever les bras sur sa première course World Tour. Sa 4e victoire professionnelle, qui fait de lui le plus jeune vainqueur d'une course World Tour. La plus belle, certainement. La Quick-Step, elle, continue son arrogante moisson et glane une 53e victoire cette saison. 

Alaphilippe et Bernal n'avaient plus de jus

Plus tôt dans la course, Julian Alaphilippe, qui a passé 14 jours en jaune sur le Tour de France avant de terminer 5e, a renoncé à 90 kilomètres de l'arrivée. Il était le tenant du titre sur cette classique, qu'il avait remportée en 2018 devant Bauke Mollema et Anthony Roux. L'autre grand artisan du Tour, en l'occurence le vainqueur, Egan Bernal, a lui aussi payé ses efforts. Il n'a jamais pu jouer les premiers rôles, tout comme son équipe, Ineos.

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 Comme chaque année, le Tour de France était encore dans tous les esprits sur la Clasica. La plupart des favoris (Alejandro Valverde, Enric Mas ou encore Mikel Landa) étaient sur la Grande Boucle il y a encore quelques jours. Le maillot jaune, et celui qui l'a porté pendant 14 jours, ont été invisibles. Et il y a eu sur la ligne d'arrivée, comme il y a quelques jours sur les Champs, la sourde impression que l'avenir du cyclisme se dessinait déjà au présent.