Présentation FDJ - 2013
Les coureurs de la FDJ, peu loquaces sur le sujet Armstrong | AFP - MARTIN BUREAU

Casar: "Armstrong, on s'en fout un peu"

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La FDJ faisait la promotion de sa nouvelle formation ce jeudi, à Paris. Parmi les sujets inévitables, les aveux de dopage Lance Armstrong. Et sur le sujet, coureurs et directeur sportif se sont montrés assez froids.

L'affaire Armstrong. Voilà bien un sujet auquel les coureurs de la FDJ espéraient échapper ce jeudi matin, au Pavillon Vendôme. Malheureusement, la date de la présentation de l'équipe française coïncidant à une semaine près avec les aveux de l'ancien septuple vainqueur du Tour, aucun n'y a coupé. Même s'il était clair que le mot d'ordre était de ne pas s'exprimer sur le sujet, certains se sont laissé aller à quelques commentaires.

Thibaut Pinot, 10e sur le dernier Tour de France, a clairement partagé son amertume. "Ce qui me fait chier avec Armstrong, c'est que ça a détruit le vélo. Nous faisons beaucoup d'efforts à l'entraînement et les gens nous parlent encore et toujours de dopage." Selon lui, il faudrait désormais "tourner la page Armstrong".

"Tourner la page Armstrong"

C'est tout ? Sur un sujet aussi épineux, on aurait imaginé les principales victimes de ces années de supercherie plus volubiles. Mais les mâchoires étaient difficiles à desserrer à propos du coureur texan dont personne n'a gardé un bon souvenir. En bon diapason de son équipe Marc Madiot, avait tenu d'emblée à éviter tout débordement sur la question. Il ne faut pas "revenir sur le passé, a-t-il rappelé. La plupart des coureurs en lice de nos jours n'ont pas connu les années Armstrong." Il est donc important de "ne pas tenir de propos désordonnés".  Et de rappeler pour ceux qui l'auraient oublié que la "lutte anti-dopage progresse".

Selon Madiot, les années les plus noires du cyclisme auraient notamment pénalisées l'un des piliers de sa formation : Sandy Casar, abonné aux deuxièmes places au cours de sa carrière. Le directeur sportif de l'équipe française a dénoncé une forme d'injustice dans son palmarès. Comme en 2009 où la victoire de la 16e étape du Tour lui était revenue rétroactivement après le déclassement de Mikel Astarloza pour dopage.

"Ne pas tenir de propos désordonnés"

Alors, forcément, Casar est un peu plus acerbe à l'heure de répondre aux interrogations des journalistes. "Armstrong, c'est du passé. Toutes les saisons, on essaye d'apprendre des erreurs du passé. Il faut se tourner vers l'avenir." Après un temps d'hésitation il ajoute: "Armstrong, je m'en fous un peu !

La FDJ en restant neutre sur le sujet abonde dans la même direction que le président du Comité international olympique Jacques Rogge. Ce dernier a lui aussi estimé ce jeudi  que l'affaire Armstrong était "une triste histoire" et qu'elle devait constituer un "tournant" dans la  lutte antidopage. Et de conclure: "Espérons que cela sera le moment à partir duquel la lutte antidopage va s'intensifier".