Mondiaux de cyclisme
Cap sur Valkenburg | Mark Gunter - AFP

Cap sur Valkenburg

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La préparation des différents protagonistes des prochains championnats du Monde de Valkenburg prend fin aujourd'hui avec le Grand Prix de Wallonie. L'occasion de faire un rapide tour d'horizon des différentes sélections, des forces en présence de leur état de forme.

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Les différents sélectionneurs se sont arraché les cheveux ces dernières semaines pour répondre à deux objectifs: réunir leurs meilleurs coureurs et les faire cohabiter. Exercice difficile s'il en est. Les Italiens par exemple ont souvent fait mentir l'adage qui dit qu'abondance de bien ne nuit pas. Pour Laurent Jalabert, la tactique a été claire. Le sélectionneur français a prévenu chaque coureur qu'il a choisi en lui disant qu'il serait au service de Thomas Voeckler. Le meilleur grimpeur du dernier Tour de France est loin de faire l'unanimité au sein du peloton français. Il est pourtant la meilleure chance tricolore de ramener le maillot arc-en-ciel dans l'Hexagone. Chose qui n'est plus arrivée depuis 15 ans et Laurent Brochard à San Sebastian.

L'armada espagnole

Chez nos voisins européens, on a fait des choix différents. L'Espagne se présente avec toutes les têtes d'affiches de la dernière Vuelta. Aussi, on peut légitimement se demander comment Contador, Rodriguez et Valverde vont se comporter après trois semaines d'une lutte acharnée et une inimitié grandissante entre Valverde et Rodriguez, coupable aux yeux du Murcian d'avoir aidé la Sky à le distancer après sa chute en première semaine. Dans cette sélection ibérique, Freire arrive en deuxième rideau. Pourtant, il apparaît plus en forme qu'il ne l'a jamais été ces dernières années et la perspective de devenir seul recordman au nombre de titres de champion du Monde (4) pourrait lui donner des ailes. La Squadra azzura a fait un autre pari: celui de la jeunesse. Autour de Vincenzo Nibali, les Italiens ont choisi d'aligner des coureurs en devenir tel que Moreno Moser, révélation de cette année. Enfin les Belges arrivent avec une double lame très affutée Gilbert-Boonen.

Le reste du monde tentera de bousculer la domination européenne. Depuis 20 ans, seuls deux coureurs non-européens sont devenus champions du Monde: Lance Armstrong en 1993 à Oslo et Cadel Evans en 2009 à Mendrisio. Les Australiens rêvent de donner un successeur au vainqueur du Tour de France 2011. Accompagné d'un noyau très conséquent de coureur de son équipe Orica GreenEdge, Simon Gerrans pourrait bien être le héros de la nation. Impressionnant à Québec et à Montréal le weekend dernier, le vainqueur de Milan-San Remo ferait presque figure de favori tant les profils de ces deux classiques ressemblent étrangement aux parcours qui attend les coureurs dimanche prochain.

La Vuelta, préparation idéale ?

Arrivant de trois fronts principaux (Vuelta, semi-classique du nord de l'Europe et épreuve World Tour canadienne), les favoris du championnat du monde ont dû résoudre la même équation: comment préparer aux mieux cet évènement ? Si l'on s'en tient aux statistiques pures et dures, la réponse est évidente: la Vuelta. Romans Vainsteins est le dernier coureur à avoir endossé le maillot arc-en-ciel sans avoir, au préalable, couru la Vuelta. C'était à Plouay en…2000 ! Depuis Freire (3 fois), Cipollini, Astarloa, Boonen, Bettini (2 fois), Ballan, Evans, Hushovd et Cavendish ont tous affûtés leur forme sur les routes espagnoles. Un bémol néanmoins, seul Cadel Evans est allé au bout des trois semaines et n'a pas abandonné. Mauvaise nouvelle pour Contador et cie… Moins en vue, les coureurs qui se préparent sur les semi-classiques européennes (GP de Wallonie, GP de Fourmies, Paris-Bruxelles) avancent masqués. Et comme il s'agit de vieux briscard comme Boonen ou Freire, leurs adversaires auraient tout intérêt à se méfier.