portrait Marc Madiot FDJ 01 2011
Marc Madiot, directeur sportif de la FDJ | AFP - Joël Saget

Branle-bas de combat à la FDJ

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Redresser la tête, c'est le mot d'ordre fixé en 2011 par Marc Madiot à ses coureurs de la FDJ, rétrogradé en deuxième division malgré un effectif renforcé notamment par la venue de Pierrick Fédrigo et William Bonnet."Il faut cesser de baisser la tête ! On a les moyens d'aller chercher les résultats et on va le faire !", s'est emporté le responsable de la FDJ lors de la présentation de son groupe, mardi à Paris.

Effectif de la FDJ :
Olivier Bonnaire, William Bonnet, Nacer Bouhani, Sandy Casar, Steve  Chainel, Arnaud Courteille, Mickaël Delage, Pierrick Fédrigo, Arnaud Gérard,  Anthony Geslin, Frédéric Guesdon, Arnold Jeannesson, Matthieu Ladagnous,  Francis Mourey, Yoann Offredo, Rémi Pauriol, Cédric Pineau, Thibaut Pinot,  Anthony Roux, Jérémy Roy, Geoffrey Soupe, Benoît Vaugrenard, Arthur Vichot, Bonnet, Nacer Bouhani, Steve Chainel, Arnaud Courteille, Mickaël Delage, Pierrick Fédrigo, Arnold Jeannesson, Rémi Pauriol, Cédric  Pineau, Geoffrey Soupe, Gianni Meersman (BEL), Yauheni Hutarovitch (BLR), Dominique Rollin  (CAN), Wesley Sulzberger (AUS), Dominique Rollin (CAN)
Directeur sportif: Marc Madiot, assisté de Martial Gayant, Franck Pineau,  Thierry Bricaud et Yvon Madiot.

Madiot attend une réaction d'orgueil de ses troupes après les propos du président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid, mettant en cause le niveau des coureurs français, et, plus encore, la descente en deuxième division venant au terme d'une saison "en demi-teinte", de l'aveu du patron sportif de la FDJ. "2010 était sans doute la fin d'un cycle", a-t-il reconnu. L'ancien vainqueur de Paris-Roubaix n'a pas digéré l'affront, tout comme le PDG de l'opérateur de jeux, Christophe Blanchard-Dignac, qui a mis lui aussi en cause l'opacité des règles de calcul ("on ne connaît pas encore les règles pour 2011", s'est-il étonné). Mais il a surtout incité ses hommes à réagir, à prouver leur valeur à travers un objectif simple: "gagner des courses."

L'effectif a été renouvelé en profondeur. Sept départs, parmi lesquels celui de Christophe Le Mével est le plus marquant, ont été largement compensés par onze arrivées, mêlant expérience (Fédrigo, Bonnet, Pauriol, Delage) et jeunesse (Soupe, Bouhani, Courteille). Malgré ces renforts, facilités par une augmentation du budget (8,7 million d'euros), l'équipe n'a pu intégrer à la fin de l'année dernière la 1re division. Du coup, une zone d'ombre subsiste sur une partie du calendrier, principalement la participation aux épreuves italiennes de mars (Tirreno-Adriatico, Milan-Sanremo) chères à Yoann Offredo, l'une des valeurs montantes du cyclisme français.

"En revanche, nous avons l'assurance d'être sur le calendrier belge", s'est félicité Marc Madiot en rappelant le passé de son équipe, présente dans le peloton sans interruption depuis 1997. Avec Frédéric Guesdon, dernier rescapé de ces débuts et toujours d'attaque à l'âge de 39 ans, à même de pouvoir guider Steve Chainel, autre renfort notable avec le grimpeur Arnold Jeannesson, et d'autres jeunes talents sur ces courses. "On tentera de faire ce qu'il faut pour revenir en première division", a résumé Christophe Blanchard-Dignac qui a rappelé en même temps l'exigence absolue d'éthique: "Le dopage fausse les résultats, nous devons lutter contre tout ce qui menace l'égalité des chances." Et de suggérer, parmi les mesures à prendre à l'avenir, que les points marqués par un coureur convaincu de dopage soient pris en compte en négatif dans le classement des équipes.

AFP