Jean-René Bernaudeau portrait 2010
Jean-René Bernaudeau | AFP - FRANCK FIFE

Bernaudeau roule avec Europcar

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Jean-René Bernaudeau a trouvé un nouveau sponsor. Le manager de l'ex-équipe Bbox Bouygues Telecom a annoncé, samedi, que le groupe de location de voitures Europcar s'était engagé pour trois ans afin en remplacement de Bouygues. Bernaudeau pourra compter sur Thomas Voeckler qui ne rejoint finalement pas Cofidis. Reste à savoir si la nouvelle équipe Europcar pourra prétendre au ProTour.

On respire en Vendée. Il y aura encore bien une équipe cycliste pour porter fièrement les couleurs locales. Après des semaines de recherche, d'incertitude et d'inquiétude, Jean-René Bernaudeau a finalement touché son Graal et décroché un nouveau sponsor. Bbox Bouygues Telecom est mort, vive Europcar. Le groupe de location de voitures devient le partenaire principal de l'équipe française pendant trois ans. Alors que les pistes de plusieurs grands groupes avaient été annoncées (La Poste, Total, un consortium d'entreprises vendéennes, le Conseil général de Vendée, etc.), c'est finalement l'inattendu Europcar qui fait son apparition sur les courses. "En s'associant avec Jean-René Bernaudeau et son équipeque nous connaissons bien pour ses résultats sportifs et les valeurs humainesqu'ils véhiculent, le Groupe Europcar sera heureux de faire vivre cetteentreprise sportive en y associant ses collaborateurs, ses partenaires et sesclients", a déclaré le nouveau sponsor dans un communiqué. Tout ne s'est pourtant décanté que la semaine dernière. C'est un article dans la presse évoquant la disparition de l'équipe Bbox qui a incité le directeur général d'Europcar à s'impliquer dans l'aventure.

Un avenir enfin éclairci pour la bande à Bernaudeau et des bonnes nouvelles qui en découlent. Thomas Voeckler avait promis de rester fidèle si son manager trouvait un sponsor. Il a tenu parole. Samedi midi, avant l'officialisation d'Europcar, Cofidis, par la voix de son manager Eric Boyer, avait annoncé que le champion de France ne voulait plus signer. "Thomas a pris la décision de ne pas signer et c'est regrettable. On lui avait fait une proposition précise et très correcte pour la suite de sa carrière. Je pense que personne ne pouvait lui proposer de meilleures conditions pour poursuivre sa carrière", a expliqué Boyer à Reuters. Ce dernier avait pourtant fait le déplacement jusqu'à Nantes pour que Voeckler paraphe son contrat de deux avant que celui-ci ne lui fasse part de sa décision. Le signe évidemment que Bernaudeau avait réussi sa mission de son côté. "C'est un énorme soulagement. Honnêtement, je n'y croyais plus. Il faut remercier les gens d'Europcar qui ont mis en place tout ce qu'il fallait en trois, quatre jours", souligne le coureur.

Autour de Voeckler, son fer de lance de toujours, Bernaudeau va pouvoir repartir sur des bases solides et connues. Le montant du budget de la formation n'a pas été dévoilé. Sait-on justeque Bouygues a promis de compléter le pécule financier en tant quesecond sponsor. Un retrait du peloton, mais un pied toujours sur lespédales... "On ne repartira pas avec un budget extraordinaire maisl'aventure humaine continue", souligne Voeckler. Bernaudeau a perdu du poids avec le départ de Pierrick Fédrigo à la Française des Jeux, mais il conserve le meilleur grimpeur du dernier Tour de France, Anthony Charteau, et deux grands espoirs tricolores, Cyril Gautier et Pierre Rolland. Malgré l'euphorie de la présence d'une équipe française supplémentaire dans le peloton, reste une question: l'équipe évoluera-t-elle dans le nouveau UCI World Tour (ex-ProTour) ou en Continentale? Bernaudeau aurait obtenu une dérogation jusqu'à lundi pour donner le nom de son sponsor à l'UCI et donc inscrire son équipe. Le délai pour déposer un dossier ProTour était, lui, fixé au vendredi 1er octobre.