Daniel Baal
L'ancien président de la FFC, Daniel Baal, en 2000 | AFP - PHILIPPE HUGUEN

Baal veut du changement à l'UCI

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A la veille de l'élection du président de la Fédération internationale (UCI), Daniel Baal, ancien président de la Fédération française et membre du Comité directeur de l'UCI, estime que Pat McQuaid doit céder sa place à Brian Cookson, son rival. "Aujourd'hui l'UCI ne pourra retrouver sa crédibilité qu'avec quelqu'un de neuf", assure-t-il. "Il faut un homme neuf et une nouvelle forme de gouvernance."

Que reprochez-vous à Pat McQuaid ?
Daniel Baal:
"J'ai la conviction qu'aujourd'hui l'UCI ne pourra retrouver sa  crédibilité qu'avec quelqu'un de neuf. Quels que soient les efforts de Pat  McQuaid et de ses communicants, il est impensable qu'il retrouve sa  crédibilité. Son image est en cause. Il incarne ce qui a pu se passer en dépit  des efforts qu'il a faits. Je pense qu'il a plutôt agi dans le bon sens ces  dernières années. Mais son image est rejetée par les médias, le grand public,  les partenaires potentiels... Il faut un homme neuf et une nouvelle forme de gouvernance. On ne peut plus être dans le schéma d'un président qui décide de tout. Aujourd'hui, il faut de la collégialité et du contrôle."
   
Brian Cookson est-il l'homme de la situation ?
D.B.:
"Il a l'expérience. Je le crois capable de fonctionner avec un vrai consensus autour de lui. C'est également un homme neuf. Il a certes été au  comité directeur de l'UCI, mais je suis bien placé pour savoir qu'on peut  siéger au comité directeur sans avoir les clés. On lui reproche ses soutiens. Au moins, ces soutiens s'affichent clairement."
   
Au fond, le président de l'UCI est-il l'homme fort du cyclisme ? Ou le  pouvoir crucial n'est-il pas du côté des organisateurs, surtout du Tour de  France ?
D.B.:
"Telle qu'est la structure du cyclisme mondial, un grand organisateur a une position dominante par rapport à ce qu'il représente. Mais l'intérêt de  l'ensemble des parties est de collaborer au développement de ce sport en  stabilisant ses bases traditionnelles. Oui, il y a deux endroits de pouvoir.  Mais, pour que le cyclisme aille bien, il vaut mieux que les deux aillent dans  le même sens. Aujourd'hui, l'image du Tour de France reste extrêmement bonne  alors que celle de la fédération internationale est dégradée."