Arnaud Démare
Arnaud Démare a remporté huit victoires en 2018. | AFP

Arnaud Démare : le Giro et les classiques en ligne de mire

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Après deux années de Tour de France, Arnaud Démare retrouvera l'Italie en 2019. Le sprinteur picard disputera son troisième Giro, un des objectifs majeurs de sa saison. Il tentera également de "transformer les podiums en victoires" sur les classiques.

Il avait déjà sous-entendu qu'on ne le croiserait pas sur les routes du Tour de France en 2019. Lors de la présentation du parcours, Arnaud Démare avait prévenu : "ce n'est pas une obligation d'y être". Il n'avait pas l'air satisfait du tracé, "pas du tout favorable aux sprinteurs" selon ses termes. C'est tranché, il ne prendra pas part à la Grande Boucle, laissant le leadership au seul Thibaut Pinot.

Démare sera sur le Tour d'Italie à partir du 11 mai, en espérant qu'il soit encore dans le peloton à l'arrivée prévue à Vérone le 2 juin. Sur ses deux premières participations au Giro, le sprinteur picard n'avait pas bouclé les trois semaines. Il n'avait pas non plus réussi à enlever une étape et, pour l'heure, son succès sur Milan - San Remo reste le seul décroché sur les terres italiennes.

"Le grand public sera peut-être déçu de ne pas me voir sur le Tour, mais il faut savoir changer son programme. Je serais très content de gagner sur le Giro même si ce sera très difficile. Mes coéquipiers sont très contents de le découvrir, notamment Jacopo (Guarnieri). Il a beau être italien, il n'a jamais fait le Giro", s'est enthousiasmé Arnaud Démare en marge de la présentation de la Groupama-FDJ lundi.

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Le coureur de 27 ans ne rechigne pas à changer son programme et sait que tout ne se jouera pas sur trois semaines. Il pense déjà à une probable Vuelta et aux championnats du monde en septembre, mais il est focalisé sur les classiques printanières et Paris-Nice. 

"Milan - San Remo, je peux le refaire"

"Si je refais podium sur une classique, c'est bien. Mais j'aimerais lever les bras, transformer les podiums en victoires", explique-t-il. L'an dernier, il s'était montré très ambitieux avant de s'aligner sur Paris-Roubaix. Il confiait notamment à Eurosport que Greg van Avermaet et Peter Sagan n'étaient, selon lui, "pas au-dessus du lot". Démare avait terminé au delà de la cinquantième place, à plus de 12 minutes du Slovaque.

Il espère faire mieux et laver la déception de l'an passé sur les pavés. "Cette année, je m'y rendrai avec plus de recul. C'est une course qui ne pardonne pas, si tu n'es pas à 120%, c'est difficile d'exister. L'année dernière, je regardais mes capteurs de puissance, j'étais à 95-96%. Je n'étais pas à la rue, mais ce n'était pas suffisant", analyse-t-il. 

Même s'il avoue qu'il aura plus de mal à briller sur le Tour des Flandres, Démare se voit "capable" de lever les bras à nouveau sur Milan-San Remo. Gand-Wevelgem fait partie des courses ciblées par le Picard, comme Kuurne-Bruxelles-Kuurne et surtout Paris-Nice, où il s'est systématiquement imposé au moins une fois lors des trois dernières années. "C'est la première course en France niveau World Tour et je suis toujours en forme à cette période de l'année. J'ai encore envie de gagner sur Paris-Nice", a déclaré un Démare pas encore rassasié. 

Sur certaines de ces premières courses de l'année, il aura un "rôle partagé" avec la recrue Stefan Küng. Un partage qu'il voit comme un plus, sachant que le rouleur suisse sera généralement à son service. "C'est le genre de coureur capable de m'amener à la gagne. Il sait contrôler. A Kuurne, en 2017, je fais sixième à quinze secondes du groupe de tête. Si Stefan avait été là, le trou aurait peut-être été bouché, et j'aurais pu jouer la gagne", argumente-t-il.

Sa première sortie importante sera sur le Tour de l'Algarve, du 20 au 24 février, avant un mois de mars au combien chargé.