Arnaud Démare
Arnaud Démare | KARIM JAAFAR / AFP

Arnaud Démare: "Je vais me découvrir"

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A 20 ans, Arnaud Démare (FDJ-BigMat) aborde son premier grand tour, le Giro, avec gourmandise, dans l'attente de se mesurer aux meilleurs sprinteurs du peloton, le Britannique Mark Cavendish en tête. Pour se tester, le champion du monde espoirs, qui est venu sur le Tour d'Italie pour apprendre -"sans responsabilités excessives", souligne son équipe- a devant lui trois étapes en ligne (dimanche, lundi, jeudi) qui peuvent se conclure au sprint.

Q: Qu'attendez-vous du Giro ?

R: "De me frotter aux meilleurs, de sortir du Giro avec un volume de  course. Au présent, c'est une course mais pour l'avenir c'est aussi de  l'entraînement. Donc, j'attends de progresser, de prendre de la caisse, du  volume, d'en sortir avec plus de force et d'expérience."

Q: Pour vous, l'inconnue, ce sont les sprints ou la répétition des efforts ?
R: "La course la plus longue que j'ai faite, c'est sept jours. Au Tour de  Normandie, je me souviens que j'avais mal aux jambes en descendant les  escaliers après quatre jours. Alors, si ça m'arrive ici ! Je n'ai pas remonté  de cols en course depuis la Classique des Alpes juniors. A l'entraînement, ça  remonte à la Corse (stage de son équipe en début d'année). Je vais me  découvrir. Au Tour du Qatar, en début de saison, ça allait de mieux en mieux,  je n'étais pas atteint physiquement. Mais c'était une course assez calme même  s'il y avait beaucoup de vent."
      
Q: Quels souvenirs avez-vous du Giro ?
R: "Quand on est petit, on ne regarde pas forcément le Giro à la télé. On  est à l'école au mois de mai, ce n'est pas comme pour le Tour au mois de  juillet. C'est depuis deux-trois ans que je me suis intéressé aux résultats.  Une image que je garde, c'est dans un col, où les coureurs passaient sur des  plaques. Je ne sais pas quel braquet ils avaient mais ils semblaient ne pas  avancer, ça m'avait impressionné."

AFP