Lance Armstrong
Lance Armstrong | ROGERIO BARBOSA / AFP

Armstrong nie la tentative de corruption

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Dans la seconde partie de l'interview accordée à Oprah Winfrey, Lance Armstrong a nié avoir offert des pots-de-vin à l'Agence américaine antidopage pour que celle-ci le protège.

Cette fois, pas d'acte de contrition. Après les aveux de dopage diffusés hier, Lance Armstrong est apparu déterminé à ne pas supporter tous les soupçons qui pèsent encore sur lui. Face à la présentatrice vedette de la télé américaine, Armstrong a nié en bloc toute tentative de corruption auprès de l'Usada. "Non, ce n'est pas vrai", a répondu l'ancien coureur cycliste, déchu de ses  titres et radié à vie, quand la présentatrice américaine a évoqué les 250.000  dollars dont le patron de l'Usada, Travis Tygart, a affirmé qu'Armstrong avait  voulu faire don à son institution en 2004. "Il n'y a rien à ce propos dans les 1000 pages du rapport de l'Usada (qui a  servi de base aux sanctions qui le touchent, ndlr). Pourquoi cela n'y  figurait-il pas ? C'est quand même une assez grosse histoire." 

"Ce n'est pas vrai, Oprah, a aussi indiqué Armstrong. J'ai demandé autour  de moi si quelqu'un (avait offert cet argent)... Si (un tel versement) avait  été fait, j'aurais été au courant." Ce démenti intervient après que Tygart eut indiqué il y a dix jours lors de  l'émission 60 minutes que son agence avait été approché par le clan Armstrong  pour un don de 250.000 dollars ou d'une somme "dans cette fourchette". Le  patron de l'Usada avait fait part de sa "stupéfaction". "C'était un véritable confit d'intérêt pour l'Usada. Nous avons aussitôt  rejeté l'offre", avait-il dit. Tygart avait déjà dénoncé deux donations d'Armstrong à l'Union cycliste  internationale (UCI).

Julien Lamotte