Lance Armstrong
Lance Armstrong | ROGERIO BARBOSA / AFP

Armstrong demande un non-lieu

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Un avocat de Lance Armstrong a réclamé un non-lieu lundi dans une plainte du gouvernement américain contre le cycliste déchu et soupçonné d'avoir trompé les autorités en utilisant de l'argent public, via son sponsor, l'US Postal, pour financer notamment un programme de dopage. Me Elliot Peters a argué devant un tribunal fédéral de Washington que la plainte a été déposée trop tardivement et qu'elle est en conséquence frappée par la prescription.

Il a beau avoir reconnu s'être dopé, Armstrong se défend encore. Après avoir chargé un ancien président de l'UCI, il contre-attaque face au gouvernement américain. Ce dernier avait décidé en février 2013 de se joindre à la plainte pour fraude déposée contre Armstrong par son ex-coéquipier Floyd Landis sur la base de la loi américaine contre les fausses déclarations. Il estime que l'US Postal Service a dépensé quelque 40 millions de dollars en dépenses de sponsoring et alloué 17 millions de dollars à Armstrong. S'il est reconnu coupable, Armstrong pourrait devoir débourser jusqu'à 150 millions de dollars. Armstrong avait reconnu en janvier 2013 s'être dopé lors de ses sept  victoires dans le Tour de France, après avoir été déchu de ses titres à la  suite d'une enquête de l'Agence américaine antidopage (USADA).

Me Peters a estimé lundi que le gouvernement n'avait rien fait pour enquêter, en sachant pertinemment que les autorités françaises enquêtaient sur des allégations de dopage du cycliste américain dès 2000, mais avait au contraire renouvelé le contrat de parrainage de l'US Postal. Dans sa réponse, en septembre, au juge Robert Wilkins, le ministère de la  Justice a assuré avoir déposé sa plainte dans les temps après avoir enquêté sur  "la plus grande fraude dans l'histoire du sport professionnel". Le juge Wilkins devrait rendre sa décision dans les 30 jours.