Alaphilippe et Bardet de retour, première des classiques... Pourquoi il ne faut pas manquer l'Omloop Het Nieuwsblad

Publié le , modifié le

Auteur·e : Vincent Daheron
Philippe Gilbert
Philippe Gilbert (Lotto Soudal) en reconnaissance, ce jeudi 25 février, sur le célèbre Mur de Grammont. | DIRK WAEM / BELGA MAG / Belga via AFP

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Ce samedi, en Belgique, l'Omloop Het Nieuwsblad lance la saison des classiques avec une première course pavée qui reprend une bonne partie des célèbres monts flandriens. Le plateau au départ est impressionnant avec le retour de Julian Alaphilippe sur les pavés quatre mois après sa violente chute au Tour des Flandres et la rentrée sans prétention de Romain Bardet avec sa nouvelle équipe. Voici quatre raisons de regarder le Het Nieuwsblad ce samedi.

• Parce que c'est la première classique flandrienne de la saison

Un peu plus d'un mois après le début de la saison, l'Omloop Het Nieuwsblad lance ce samedi la campagne des classiques. D'abord les Flandriennes avec en apothéose l'enchaînement Paris-Roubaix (annulé en 2020) - Tour des Flandres les 4 et 11 avril puis viendront les Ardennaises avec en point d'orgue Liège-Bastogne-Liège le 25 avril prochain.

Surtout, le Het Nieuwsblad compte tout ce qu'une classique flandrienne peut proposer de mieux : des monts et des pavés, souvent les deux en même temps, de quoi chauffer plus que de raison les guiboles des cyclistes. Longue de 200 kilomètres, l'épreuve partira de Gent pour aller faire un détour vers Oudenaarde, lieu d'arrivée emblématique du Tour des Flandres, avant de finir à Ninove. Le Het Nieuwsblad promet aux coureurs de grimper 13 monts dont les mythiques Valkenberg, Molenberg, Leberg, Mur de Grammont et Bosberg à moins de treize kilomètres de la ligne pour conclure ce festin pantagruélique.

• Parce que Julian Alaphilippe retrouve les pavés

Le 18 octobre 2020, on avait quitté Julian Alaphilippe allongé au sol, maillot arc-en-ciel sur les épaules, se tordant de douleur après une violente collision avec une moto de l'organisation du Tour des Flandres. Quatre mois plus tard et une rééducation consécutive à deux fractures au poignet droit, "Alaf" retrouve les pavés.

Le champion du monde 2020 est en forme comme il l'a prouvé avec une troisième place sur les pentes du Mont Ventoux lors du Tour de Provence, qu'il a terminé à seulement dix-huit secondes du vainqueur Ivan Sosa. Mais la curiosité de le revoir à l'œuvre sur les pavés est immense. Avant sa chute lors du dernier Tour des Flandres, qu'il découvrait, Alaphilippe filait vers un sprint final avec le futur vainqueur Mathieu Van der Poel et son dauphin Wout Van Aert. Ses espoirs anéantis la saison passée, il repart à l'assaut des Flandriennes et sa préparation passe par le Het Nieuwsblad. Attention danger pour ses adversaires !

• Parce que Romain Bardet fait sa rentrée

Cela fait plus de quatre mois que Romain Bardet n'a plus épinglé un dossard. C'était justement sur le Tour des Flandres, à la mi-octobre, pour sa première dans ce Monument et surtout pour épauler son désormais ex-coéquipier Olivier Naesen. En effet, le pensionnaire de toujours d'AG2R La Mondiale a changé de crémerie à l'intersaison. Un challenge à l'étranger que le trentenaire désirait pour respirer un autre air, découvrir une nouvelle organisation. C'est l'équipe allemande, mais d'un sponsor néerlandais, DSM (ex-Sunweb), qui a accueilli le vice-champion du monde 2018.

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Romain Bardet n'a pas de vraies ambitions au départ de ce Omloop Het Nieuwsblad, si ce n'est celle d'enfin se tester au rythme unique de la compétition. Surtout, l'Auvergnat cherche à affiner sa préparation en vue du Giro (8-30 mai), son objectif principal, dont le parcours a été dévoilé mercredi. Romain Bardet avec un autre maillot que celui ciel-et-terre, il va falloir s'y habituer et cela commence ce samedi.

• Parce que AG2R Citroën et Greg Van Avermaet sont ambitieux

Des équipes françaises résolument tournées vers l'objectif des classiques, ce n'est pas dans les habitudes dans un pays évidemment influencé par le Tour de France. C'est pourtant le choix audacieux qu'a fait AG2R Citroën, effectuant un virage à 180 degrés en ne renouvelant pas les contrats de Romain Bardet ou encore Pierre Latour, adeptes des courses par étapes. Dans le sens inverse, Greg Van Avermaet et Bob Jungels sont venus grossir les rangs de l'équipe dirigée par Vincent Lavenu.

Greg Van Avermaet en reconnaissance dans le Mur de Grammont, jeudi 25 février.
Greg Van Avermaet en reconnaissance dans le Mur de Grammont, jeudi 25 février. © Yves Perret

Ce Omloop Het Nieuwsblad sera ainsi l'occasion de jauger l'état de forme de GVA par rapport aux nombreux prétendants des classiques flandriennes. L'épreuve lui réussit plutôt bien avec deux victoires en 2016 et 2017 agrémentées de deuxièmes places en 2014 et 2019. A ses côtés, Oliver Naesen fera aussi figure d'outsider. Souvent placé (2e de Milan-San Remo en 2019, 7e du Tour des Flandres en 2019 et 2020), il manque encore une victoire de référence pour le Belge. Reste à voir s'il jouera le rôle d'équipier auprès de Greg Van Avermaet ou celui d'électron libre.