Yoann Maestri
Le vice-capitaine de l'équipe de France Yoann Maestri | JEAN MARIE HERVIO / DPPI Media

Yoann Maestri : "On est au début de quelque chose"

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Lors d'un entretien accordé à l'AFP, le deuxième ligne du XV de France Yoann Maestri a fait part de son "bonheur" de retrouver l'ensemble du groupe France pour ce début de préparation en vue de la Coupe du Monde en Angleterre qui débute le 18 septembre prochain. Il décrit une équipe sur le "plot de départ" et déterminée à aller "chercher de belles choses" lors de cette échéance mondiale.

Trouvez-vous du plaisir dans cette phase de préparation physique ?
Yoann Maestri : "Quand on est dans ce roulement continu de matches, on n'a plus cette période de préparation pure et dure ensemble. Il y a une part de bonheur de retrouver des sensations très dures mais saines. C'est important de faire de la course pure, de faire des efforts très intenses ensemble, ça permet de se souder. C'est dur mais il y a un côté jouissif à trouver là-dedans, c'est la progression que ça nous permet d'avoir."

Cette préparation était-elle source d'appréhension ?
Y.M. : "Non, pas vraiment. Enfin ça l'est toujours un petit peu, comme quand on rentre en colonie ou dans une nouvelle classe à l'école primaire. Là on se connaît tous très bien. Et puis la bonne surprise c'est la façon dont tout le monde aborde la préparation malgré la dureté des séances. Tout le monde est à fond, quelque soit le niveau, personne ne rechigne à la tâche. Ça fait que ça passe beaucoup plus vite."
   
Vous êtes le joueur le plus appelé par Philippe Saint-André (36 fois) depuis 2012. La Coupe du monde, c'est l'aboutissement du chemin ?
Y.M. : "Je me dis qu'on est au début de quelque chose. On est plutôt sur le plot de départ par rapport à la compétition que l'on attend tous depuis quatre ans. Nos résultats mitigés passés font que l'on est encore plus cramponnés à ce plot et qu'on a envie de partir fort, sur un rythme soutenu."
   
Ces trois ans et demi en Bleu ont aussi été tortueux...
Y.M. : "En sport, on n'a que ce qu'on mérite. On n'a pas été épargné mais nos résultats n'ont pas plaidé en notre faveur. Mais je suis convaincu que si l'on se met sur le même tempo et qu'on est vraiment persuadé à l'intérieur du groupe de notre capacité d'action collective, on méritera mieux. Et on ira chercher de belles choses, il y aura de l'engouement. On peut et on doit le faire. On aurait un groupe rempli de bras cassés, je ne dis pas. Mais quand je regarde nos lignes arrières, ceux de devant, je me dis qu'on a de super joueurs !"

AFP

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