Maxime Médard, XV de France
L'international français Maxime Médard | JEAN MARIE HERVIO/AFP

XV de France: Médard, deux ans plus tard

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Titulaire à l'aile samedi face aux Tonga (18h00 sur France 2), Maxime Médard est l'un des sept Français rescapés de l'humiliante défaite contre les « Ikale Tahi » en phase de poules du Mondial 2011. S'il rejette toute idée de revanche, l'ailier du Stade Toulousain reconnaît que la victoire est son seul objectif. Comme il y a deux ans...

1er octobre 2011. Le XV de France s'est incliné devant les All-Blacks une semaine plus tôt et doit l'emporter face aux Tonga pour assurer sa place en quart de finale du Mondial. Hors-sujet, les Bleus tombent pour la deuxième fois de leur histoire contre les îliens (19-14) mais se qualifient grâce à un essai de Vincent Clerc en fin de match. "On était un peu ridicules. On devait gagner à tout prix et finalement on perd et on passe à un essai. Franchement, montrer ça et jouer comme on l’a fait ce jour-là, c’était difficile à accepter ", admet Maxime Médard, l'un des sept rescapés tricolores de ce naufrage.

Médard: "On doit absolument gagner"

16 novembre 2013. Le XV de France a dû s'avouer vaincu quatre fois d'affilée par la Nouvelle-Zélande et doit l'emporter face aux Tonga pour redorer son blason et valider les progrès entrevus lors de ses affrontements avec les hommes de Steve Hansen. "On a autant de pression que la semaine dernière parce qu’il y a une défaite supplémentaire au compteur. On doit absolument gagner, proclame le trois-quart aux rouflaquettes. En plus, le bilan de l’équipe de France est négatif donc il faut une victoire pour relancer la machine."

En 2013, l'équipe de France n'a connu la victoire qu'une seule fois pour un match nul et sept défaites. Un bilan famélique. Et un besoin de gagner identique à celui de la troupe  à Lièvremont deux ans plus tôt. Malgré ces similitudes, de l'eau a coulé sous les ponts depuis le départ de l'ancien troisième ligne et l'arrivée au pouvoir du trio Saint-André, Bru, Lagisquet. "Je pense qu’on a progressé depuis deux ans. On a pu le voir sur les quatre matches face à la Nouvelle-Zélande, juge Médard. Même s’il y a eu quatre défaites, la progression est visible."

Le traumatisme de 2011 est effacé

Titulaire à l'arrière lors du grand rendez-vous planétaire, le Toulousain sera cette fois à l'aile pour affronter les Tongiens. Sans aucun ressentiment. "La défaite de 2011 c’est le passé et il n’y a pas de revanche dans l’air. (…)  Il faut vivre le présent. (…) On doit se procurer des actions positives, réussir à marquer et concrétiser. Contre les Blacks, j’ai pris beaucoup de plaisir parce qu’on a joué et on n’a pas été timides." Tout le contraire de la prestation tricolore au Westpac Stadium en ce premier jour d'octobre 2011.

Dans les lignes arrières, celui qui compte aujourd'hui 11 essais en 35 sélections avait été le seul à surnager face aux "Ikale Tahi". Une attitude positive et conquérante que l'on retrouve dans son discours. "Pour moi ça reste un bon souvenir même si on a perdu et qu’on s’est fait siffler. Cette défaite a permis de créer une âme dans l’équipe le jour d’après, explique-t-il. Grâce à ça on a pu battre les Anglais sans se cacher, sans rougir. Contre les Gallois on a eu beaucoup de chance, c’est vrai, mais ensuite on passe à un point face aux Blacks. " Gesticulant sur son fauteuil rouge dans l'auditorium de Marcoussis, Médard décrit ce naufrage comme un déclic. Pas certain qu'une nouvelle déroute au Havre samedi produise les mêmes effets...

Jerome Carrere

Coupe du Monde de Rugby