Vincent Debaty
Le pilier international Vincent Debaty | AFP - FRANCK FIFE

XV de France: Debaty, l'année d'après

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Six années après sa première et unique sélection, Vincent Debaty avait repris place en équipe de France en 2012. Et il avait définitivement explosé aux yeux du grand public lors des tests-matches de novembre. Un an après, il a évolué d'un rôle d'impact-player en Bleu comme en club à celui de titulaire en puissance, à quelques jours du premier test-match contre la Nouvelle-Zélande.

Les choses changent. En 2012, Vincent Debaty était le petit nouveau de l'équipe de France, honoré par un rappel sous le maillot six ans après son unique sélection (comme remplaçant) contre la Roumanie. "Ce qui me reste, c'est de prouver aux entraîneurs qu'ils ont raison de me faire confiance", disait-il alors, juste avant d'être titularisé contre l'Italie dans le premier match du Tournoi des VI Nations.

Un an après, son nom apparaît logiquement à chaque rassemblement de l'équipe de France. Dans son club de Clermont, il s'est affranchi de la pancarte de "remplaçant de luxe" qui lui collait à la peau. Désormais, son discours le place dans la classe des "anciens", notamment face au novice Rabah Slimani, qui vivra sa première cape face aux champions du monde: "Il est très bon, à l'écoute", souligne-t-il au sujet du pilier droit du Stade Français.

Extrêmement dynamique, Vincent Debaty, pouvant évoluer à droite comme à gauche de la mêlée, brillait en entrant en cours de jeu. Son punch pour dynamiter la défense adverse est resté. Mais désormais, il est aussi vu comme un titulaire. A Clermont, sur les six matches qu'il a disputés, il a été titularisé à trois reprises. Avec le N.1 dans le dos. Avec les nouvelles règles en mêlée, c'est de ce côté qu'il est installé: "C'est là que je m'entraîne depuis le début de la saison", dit-il. "Si je devais repasser à droite, il faudrait que je m'entraîne." C'est donc avec ce numéro qu'il souhaite entrer sur la pelouse du Stade de France, samedi contre les All Blacks. En juin, il avait débuté les deux premiers matches en Nouvelle-Zélande sur le banc. "Je joue plus à Clermont, mais le plus important, c'est de gagner des matches", rappelle ce joueur de devoir.

Ponctuellement casqué

Sur le pré ou en tribune, il sait le défi qui attend les Bleus: "Cela va être un match très compliqué. Cela fait un moment qu'on en parle." Les trois défaites de juin sont encore dans les esprits: "Ce sont de petits détails qui nous manquent. Nous n'étions pas loin d'eux." Pour ce premier test-match de novembre, un changement sera encore plus visible pour Vincent Debaty. Ayant souffert d'une infection de l'oreille la semaine dernière, il devra porter un casque: "Je le portais il y a longtemps, quand je jouais à La Rochelle en deuxième ligne", se souvient-il. A l'entraînement, il s'est donc réhabitué à le porter, notamment ce matin, sous la pluie de Marcoussis, où il a effectué ses premières mêlées depuis sa maladie. La semaine lui a également coûté 4kg sur le balance. Mais il se sent bien, en forme. Prêt à en découdre avec ce pack néo-zélandais qui avait fait souffrir les Tricolores en juin.

L'objectif est donc simple: "Il faut gagner", lance-t-il avec conviction. Les trois défaites consécutives, même en Nouvelle-Zélande,qui se sont ajoutées aux trois autres défaites du Tournoi (avec un nul et une victoire) ne peuvent se prolonger longtemps.

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