Thierry Dusautoir: "Presque un 8e de finale" contre l'Italie

Thierry Dusautoir: "Presque un 8e de finale" contre l'Italie

Publié le , modifié le

Thierry Dusautoir s'apprête à disputer sa troisième Coupe du monde. Ce premier match contre l'Italie, samedi, face à un rival pour la qualification en quarts de finale, il le considère "presque (comme un 8e de finale". "Je trouve que c'est bien de rentrer de suite dans le bain avec une grosse opposition. C'est déjà un match essentiel pour nous pour la suite de la compétition."

- Cela a-t-il été difficile de canaliser l'attente avant ce premier match  de Coupe du monde ?
Thierry Dusautoir:
"Quelque part on y est un peu habitués, mais l'échelle est différente:  c'est la plus grande compétition mondiale. Donc pour certains qui n'en ont pas  l'habitude, c'est un stress un peu différent, mais c'est un apprentissage  obligatoire quand on veut jouer cette compétition. Mais rien d'insurmontable  là-dedans. Nous les anciens on a un peu discuté (avec les plus jeunes), mais  rien de formel, car ce serait rajouter de la pression. Mais lors de discussions  autour d'un café, on essaie de dédramatiser un peu les choses et surtout de  faire en sorte que chacun puisse s'exprimer au maximum de ses capacités."
   
- Est-ce un avantage de jouer d'entrée un rival pour la qualification et  se mettre ainsi directement dans le bain ?
T.D.:
"Oui, je trouve que c'est bien de rentrer de suite dans le bain avec une  grosse opposition. C'est déjà un match essentiel pour nous pour la suite de la  compétition. En 2011, on avait joué contre les Japonais (46-21, NDLR) qui  n'étaient pas forcément des favoris de notre poule. On avait fait un bon début  de match puis on s'était endormi pendant une demi-heure. Là, on n'aura pas ce  luxe car les Italiens vont jouer leur carte à fond aussi. Ce sera presque un 8e  de finale."
   
- Mais du coup la pression est plus forte...
T.D.:
"La pression est inhérente à la compétition: on joue la Coupe du monde.  Mais après il faut savoir en faire quelque chose de positif. Le haut niveau,  c'est savoir gérer la pression. Et débuter un match sans pression, bon... on a  vu ce que ça pouvait donner, surtout quand on est joueur du XV de France. Donc  c'est bien d'en avoir un petit peu. Pour l'instant, c'est celle qu'il faut."

AFP