Dimitri Szarzewski, France
Le talonneur du XV de France Dimitri Szarzewski | GABRIEL BOUYS / AFP

Szarzewski: "Ne pas mettre la charrue avant les boeufs"

Publié le , modifié le

Le XV de France ne devra pas "mettre la charrue avant les boeufs" mercredi à Londres contre la Roumanie, et donc d'abord penser à "construire (son) jeu" devant, a déclaré mardi son capitaine pour cette deuxième rencontre de la Coupe du monde, Dimitri Szarzewski.

C'est la première fois que vous êtes capitaine en Coupe du monde.  Que ressentez-vous ?
Dimitri Szarzewski:
"Comme la première fois (qu'il a été capitaine des Bleus), c'est  sûr que c'est une énorme fierté d'être capitaine de cette équipe. Maintenant,  comme je l'ai dit à certains, on est plusieurs à être capitaines dans notre  club. J'ai été choisi mais avec Yannick (Nyanga), Fulgence (Ouedraogo) et Uini  (Atonio), on a beaucoup de joueurs d'expérience qui vont pouvoir m'épauler  durant ce match. Mais bon, c'est toujours un honneur d'être capitaine de  l'équipe de France. C'est sûr que mes proches, ma famille sont fiers de moi."

Ce match comporte beaucoup d'enjeux collectifs et individuels. Quelle  est votre principale inquiétude dans sa préparation ?
D.S.:
"On connait un peu le contexte. C'est sûr qu'on n'a pas préparé ce match  dans les meilleures conditions, trois jours après le match de l'Italie  (samedi). Mais on le savait, c'est comme ça. La difficulté c'est de ne pas  mettre la charrue avant les boeufs. Il faut vraiment faire le job. On connaît  les Roumains, on a vu leurs matches de préparation. C'est une équipe costaude,  qui aime le défi physique donc il va falloir être sérieux. Et notamment nous  devant: il va falloir prendre le match par le bon bout, ne pas faire n'importe  quoi, ne pas tomber dans un hourra rugby et construire notre jeu pour arriver à  la victoire."
   
Ce match est-il important pour vous, comme les autres joueurs qui  débutent cette Coupe du monde dans le peau de remplaçants, pour montrer votre  valeur et bousculer la hiérarchie établie ?
D.S.: "Bien sûr que ce match est très important. Mais on ne pense pas à la  performance individuelle. On pense à la performance collective, on est en Coupe  du monde. Il y a eu des matches avant qui ont établi une hiérarchie. Si on peut  bousculer la hiérarchie, on ne s'en privera pas, mais si on joue la carte  individuelle, demain (mercredi) on va se tromper. Donc pensons d'abord à  aborder ce match collectivement, et si on arrive à faire un grand match  collectivement, individuellement on marquera des points. C'est systématique."

AFP

Coupe du Monde de Rugby