XV de France David Skrela
L'ouvreur du XV de France David Skrela | AFP - Maxi Failla

Skrela: "retrouver le même enthousiasme"

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Le XV de France, vainqueur de l'Irlande (19-12) samedi dernier en match de préparation au Mondial-2011, doit confirmer avec "le même enthousiasme" lors de la seconde manche samedi à Dublin pour emmagasiner "un maximum de confiance", a estimé l'ouvreur David Skrela en conférence de presse. "Le jeu est le même pour tout le monde. Après, chaque individu essaie d'apporter sa patte, essaie de s'adapter par rapport à ce qui nous est demandé".

Q: Vous serez titulaire samedi à Dublin après avoir beaucoup joué samedi dernier. Une satisfaction?
R: "Avec la blessure de Max (Mermoz), j'ai joué les trois-quarts du match mais ça fait plaisir de jouer de nouveau. On sait que ça va être compliqué mais on a hâte d'y être. La victoire de ce week-end a fait du bien dans les têtes. On travaille depuis un mois et demi, on ne savait pas trop où on en était. Sur le plan physique, on a vu qu'on pouvait se donner à fond. Sur le plan du rugby , on a vu des choses intéressantes et des choses à corriger. On a encore une semaine de travail pour peaufiner ce qui n'a pas été le week-end dernier, en espérant retrouver le même enthousiasme qu'à Bordeaux".

Q: Vous serez associés à Morgan Parra à la charnière...

R: "On essaie de trouver des repères assez vite. On a joué quelques fois ensemble mais on n'a pas encore tous les repères qu'il faut. C'est valable avec lui mais aussi avec tous les autres joueurs de l'équipe. On n'a pas l'habitude de jouer ensemble, on essaie de trouver des repères collectifs. Ca fait deux mois que l'on travaille ensemble, donc la plupart des combinaisons sont assimilées, le plan de jeu aussi. Il reste des détails à régler pour être aussi performant que samedi dernier".

Q: Sur un plan personnel, que pouvez-vous apporter de plus à l'équipe?

R: "Le jeu est le même pour tout le monde. Après, chaque individu essaie d'apporter sa patte, essaie de s'adapter par rapport à ce qui nous est demandé. Il va falloir qu'on soit meilleur sur les temps faibles. On a vu une très bonne première mi-temps et une seconde un peu moins bonne avec quelques ballons perdus et un jeu au pied approximatif qui a permis aux Irlandais de revenir dans la partie. C'est dans ces moments-là qu'il faudra rester dans la partie".

Q: Cette concurrence est-elle difficile à vivre?

R: "Cela m'a toujours réussi. Cela apporte de l'émulation. On a envie de faire mieux, on se remet beaucoup en question. François (Trinh-Duc) a fait un bon match le week-end dernier, là c'est moi qui vais commencer. Ca permet à tout le monde d'être à niveau".

Q: L'échéance du Mondial approche à grands pas...

R: "Au début, ça paraissait loin, mais maintenant, avec l'enchaînement des matches... C'est la dernière échéance (samedi) avant de partir pour quatre ou cinq jours de repos et après, c'est le grand départ. Ce sont les derniers jours de travail pour bien finir contre l'Irlande et avoir un maximum de confiance avant de partir. Tout le monde est concentré, tout le monde met de l'application avec l'objectif d'aller en Nouvelle-Zélande et de faire le maximum pour faire une bonne Coupe du Monde. Ca passe par ce dernier match contre l'Irlande ".

Q: Que retenez-vous de ces deux mois de préparation?

R: "La vie de groupe en général. L'implication de chacun. Même si ça a été dur par moments, compliqué, long souvent et fastidieux, personne n'a jamais lâché, tout le monde a tiré le groupe vers le haut pour essayer d'avancer. Chacun a eu des hauts et des bas mais tout le monde était là pour remonter le moral. Et aussi ces activités autres que le rugby qui ont fait que des liens se sont tissés, des joueurs se sont rapprochés. C'est cela qui crée un groupe".

AFP

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