Philippe Saint-André
Philippe Saint-André | ANDREW YATES - AFP

Saint-André: "vous surprendre!"

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Le manager du XV de France Philippe Saint-André a souligné l'importance du stage de Tignes, où de secrètes activités extra-sportives sont prévues, dans "le but de se surprendre" mais "surtout de vous suprendre pendant la Coupe du monde".

Quelles sont vos attentes sur ce stage de dix jours débuté jeudi  matin?
Philippe Saint-André: "On attend de continuer sur la dynamique du premier bloc à  Marcoussis (depuis le 6 juillet, ndlr). Le travail sera encore axé à 70% sur le  physique et 30% sur le rugby. On veut continuer avec ce super état d'esprit.  C'est un stage important pour la suite. Il y a de l'excitation, l'envie de  continuer à se dépasser".
   
Pourquoi ce passage à Tignes est-il si important
PSA: "Les autres nations travaillent aussi énormément. Beaucoup de joueurs le  disent, ils n'ont pas eu d'intersaison depuis trois, quatre ans. Cette  pré-saison est difficile, on est à la limite de la blessure sur pas mal de  joueurs. Après les deux tests amicaux contre l'Angleterre, on rentrera sur du  réinvestissement physique et de l'affûtage au niveau rugbystique pour arriver  en pleine forme pour le premier match contre l'Italie. Après, la vérité reste  sur le terrain".
   
Il paraît que des activités secrètes sont prévues?
PSA: "On a un lieu magnifique, on est bien reçu, on a tout pour bien  travailler. Il y aura 48 heures d'activités extra-sportives où l'on partira  ensemble, il n'y aura plus de téléphone, pour encore plus de cohésion  collective. Après je ne peux pas vous dire encore où, quand et comment. Ca  dépendra aussi des conditions climatiques".
   
Le but est de se surprendre?
PSA: "Oui, le but est de se surprendre mais le but est surtout de vous  surprendre pendant la Coupe du monde! (rires) Après, on ne veut pas rentrer  dans de la routine donc automatiquement on change beaucoup les doses  d'entraînement, les activités, pour que ça soit différent en permanence. Bien  sûr les joueurs en bavent, mais ils prennent aussi du plaisir".
   
Comment gérer la concurrence alors que le groupe sera réduit de 36 à 31  dans cinq à six semaines?
PSA: "Pour l'instant, on ne pense pas à un groupe de 31 mais à un groupe  France. Après, je ne vais pas cacher, quand tu as les trois ouvreurs ensemble  ou les trois talonneurs ensemble, je ne vais pas dire qu'ils ne se tirent pas la bourre. Mais heureusement! Ce sont des sportifs de haut niveau, des  compétiteurs, mais ils le font avec un super état d'esprit".
   
Vous attendiez beaucoup de cette préparation pour travailler sur la  durée...
PSA: "Je fais des choses que j'ai l'habitude de faire, c'est à dire d'être au  quotidien avec les joueurs, de gérer cette préparation. Là j'ai plus  l'impression d'avoir un vrai cycle, entre la préparation, la pré-compétition et  la compétition. On est le club France et que ce soit Patrice (Lagisquet,  l'entraîneur des arrières), Yannick (Bru, en charge des avants) ou moi, on  retrouve des situations que l'on a vécues pendant de longues années dans nos  clubs respectifs. Ce n'est que du bonheur avec des joueurs motivés par un  objectif. On est des privilégiés de préparer cette Coupe du monde".
   
L'encadrement se prépare-t-il aussi physiquement?
PSA: "Oui, notre docteur a perdu quatre kilos donc je suis content de son investissement (rires). On essaye aussi d'être présent, on s'entraîne. Quand tu  travailles par petits groupes, les préparateurs physiques comme nous on reste  longtemps sur le terrain. Ca nous affûte aussi!"

AFP

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