Philippe Saint-André
Philippe Saint-André retrouvera l'Angleterre le 22 août prochain | GLYN KIRK / AFP

Saint-André: "Pas une fin en soi"

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La victoire du XV de France contre l'Angleterre (25-20) samedi en match de préparation à la Coupe du monde n'est "pas une fin en soi", a averti le manager Philippe Saint-André tout en exprimant sa satisfaction.

Quel est votre sentiment après cette victoire ?

Philippe Saint-André: "On est là où l'on voulait être après sept semaines de  préparation, après deux matches contre l'Angleterre. On a des joueurs qui sont  des vrais compétiteurs, des joueurs de qualité en France mais beaucoup n'ont  pas eu de préparation depuis 3 ans. On a pu voir en 6-7 semaines les progrès  que nos joueurs ont faits. Mais ce n'est pas une fin en soi, c'est juste deux  matches. On ne veut pas s'enflammer. Si on veut faire une grande Coupe du  monde, il faut juste rivaliser avec les meilleurs. C'était un match avec  énormément d'intensité, beaucoup de combat. C'est bien pour la confiance de ce  groupe car on a su gagner le bras de fer, même si on a tangué sur les dix  dernières minutes. On sait la force et les qualités de l'Angleterre. On a  montré qu'en conquête on pouvait rivaliser avec toutes les équipes. On mérite  de gagner, même si on doit encore surveiller notre condition physique car on a  bataillé dans les dix dernières minutes."
   
Heureux d'avoir vu des ambitions de jeu récompensées ?

P.S.A. : "On a fait un match sérieux, dans la construction, en conquête et  défensivement pendant 70 minutes. On marque un très bel essai, on a deux  occasions supplémentaires aussi en première période. On sait que les Anglais  ont une défense qui monte très rapidement. C'était important de mettre de  l'intensité, d'arriver à se faire des passes dans ces conditions."
   
Certains joueurs ont-ils marqué ou perdu des points en vue de la  réduction du groupe de 36 à 31 dimanche ?

P.S.A. : "Je vais juste vous laisser patienter une nuit et je vous annoncerai le  groupe des 31 demain midi à Marcoussis." (sourires)
   
Mais ce match ne dessine-t-il pas les contours d'une équipe-type ?

P.S.A. : "Ça fait 3 ans et demi que l'on me dit que je n'ai pas d'équipe-type  donc ça va continuer comme ça. Je suis content de l'état d'esprit ce soir. Et  l'on partira à la Coupe du monde avec 31 grands compétiteurs pour porter les  couleurs du rugby français."

AFP

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