Aurélien Rougerie effectuera sa première sélection en tant que capitaine
Aurélien Rougerie a été désigné capitaine du Quinze de France pour la première fois | AFP - FRANCK FIFE

Rougerie pour "motiver les troupes"

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Tout juste intronisé capitaine du Quinze de France face au Canada en lieu et place de Thierry Dusautoir, Aurélien Rougerie, accueille sa nouvelle responsabilité avec beaucoup de fierté. Du haut de ses 62 sélections avec les Bleus, le Clermontois veut donner un nouvel élan à son équipe après un début de compétition poussif face au Japon.

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"La fierté est le mot qui domine" a ainsi résumé le grand blond d'1,94m pour 106kg. "Je vais pleinement savourer et en profiter un maximum. Je vais tout faire pour que cela se passe bien pour le groupe." A 30 ans, Aurélien Rougerie a de quoi être satisfait. Après un an et demi d'absence dans le groupe France entre 2009 et 2010, le voilà parachuté capitaine pour affronter le Canada, dimanche."Ca a été un peu le doute pendant un an et demi. Mais ça m'a aussi permis  de me concentrer sur le défi qui m'était proposé en club de jouer au centre, qui n'était pas chose facile", estime-t-il rétrospectivement. "Le capitanat de Clermont m'a aussi fait évoluer, admet-il. Je me suis ouvert aux autres, j'ai essayé de plus échanger, écouter, comprendre ce  qui se passe dans la tête d'un autre bonhomme."

Rougerie : "Capitaine pour motiver les troupes"

Une juste récompense, pour celui qui est revenu dans le groupe en novembre dernier et s'est depuis rendu indispensable en jouant dans l'axe. Si une blessure à la malléole (cheville) ne l'avait pas retardé dans sa préparation en avril, il aurait même pu endosser la casquette de capitaine plus tôt. "Aurélien est très impliqué dans l'équipe, depuis longtemps. Si j'avais des doutes au départ, depuis trois ans, il m'a convaincu", précise Marc Lièvremont, sélectionneur de l'équipe de France. "C'est un mec imposant, positif, qui rassure et n'hésite pas à prendre la parole. Ce choix m'a semblé assez évident. J'avais envie qu'il soit capitaine. On en a parlé. Dans le passé, il était peut-être moins mature."

C'est presque logiquement que Rougerie a endossé cette étiquette de capitaine. Le déclic a eu lieu en novembre dernier, après le revers des Bleus contre l'Australie (16-59) au Stade de France. "Oui, j'ai ouvert la gueule après ce revers cinglant. J'avais besoin de m'exprimer. J'ai pris la parole, ce que je fais aisément et pas toujours à bon escient", dit-il. Une attitude sur et hors des terrains qui plaisent au sélectionneur. Il est d'ailleurs le seul Bleu à enchaîner une troisième titularisation, dimanche face au Canada. Une rencontre durant laquelle il retrouvera son poste sur l'aile pour la première fois depuis un an : "Je vais essayer d'apporter du sérieux, de l'application aux entraînements.  C'est sûrement ce qui manquait la semaine dernière", estime-t-il. "Je vais travailler deux fois plus pour réapprivoiser ce poste. Je suis capitaine pour motiver les troupes et +jeter la pièce+,  mais sinon je reste simple soldat".

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