Sonny Bill Williams
Sonny Bill Williams a fait un beau geste. | FACUNDO ARRIZABALAGA/EPA/MaxPPP

Nouvelle-Zélande - Namibie, une équipe "bis" qui n'en a que le nom

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Bousculés face à l’Argentine dimanche pour leur entrée en lice (26-16), les All Blacks aligneront ce soir une équipe "bis" de premier plan avec la présence de Sonny Bill Williams, Malakai Fekitoa ou encore Victor Vito sur le gazon du Stade Olympique de Londres. Face à eux, la Namibie - qui ne compte aucune victoire en Coupe du Monde - devra faire face à la meilleure nation du rugby, et tout faire pour perdre par le plus petit écart possible.

660 ! En choisissant de faire tourner et d’aligner douze nouveaux joueurs pour ce deuxième match face à la Namibie, Steve Hansen pourra se targuer d’avoir le banc le plus capé de l’histoire de la Coupe du Monde avec 660 sélections. De nombreux titulaires habituels tels que McCaw, Nonu, Smith ou encore Read occuperont le banc Black au coup d’envoi. Le sélectionneur des champions du monde en titre a procédé à une large rotation, quatre jours après un succès long à se dessiner contre l'Argentine dimanche (26-16). Un choix autant dicté par la nécessité de préserver la fraîcheur de ses troupes que par le profil de l'adversaire, qui n'a jamais gagné un match de Coupe du Monde (15 défaites) et dont le seul objectif raisonnable sera de limiter la casse.

L’occasion pour Steve Hansen de passer en revue l’ensemble de ses forces vives, avec une équipe "bis" qui affichera fière allure : Colin Slade à l'arrière, Sonny Bill Williams - détonateur de la victoire Néo-Zélandaise dimanche - et Malakai Fekitoa au centre, une charnière Perenara-Barrett, Victor Vito au poste de numéro 8... Cette équipe n’a rien à envier à celle titulaire dimanche face à l’Argentine, et qui aura lutté pour venir à bout de valeureux Pumas. Cette revue d’effectif permettra également au troisième ligne Sam Cane, 23 ans et successeur désigné de Richie McCaw, de porter pour la première fois de sa carrière le brassard de capitaine de l’équipe Néo-Zélandaise. Si le principal intéressé a avoué avoir été "un peu surpris", Steve Hansen, lui, ne semble pas avoir hésité une seconde quant à son choix. "C'est un des cadres de l'équipe, il est énormément respecté par tout le monde, c'est un joueur féroce, sans peur et quelqu'un qui a le potentiel pour être le futur capitaine des All Blacks", a abondé le sélectionneur des Kiwis, qui fait de Cane le 67e capitaine de l’histoire de la Nouvelle-Zélande. .

"Des hommes fiers"

Cane et les autres "coiffeurs" - seuls les ailiers Milner-Skudder et Savea, et Whitelock en deuxième ligne conservent leur place -- tailleront-ils en pièce les Namibiens, qui ont encaissé la plus large défaite en terme d'écart de l'histoire de la Coupe du monde (142-0 en 2003 face à l'Australie) ? Très probablement, même si Hansen ne s'attend pas à une victoire record de la part des All Blacks, qui ont déjà réussi la performance de passé 145 points au Japon en 1995. "La Namibie ne se couchera pas devant nous. Ce sont des hommes fiers : ils vont donner tout ce qu'ils ont et je suis sûr qu'ils vont nous poser des problèmes", a prévenu Hansen, dont l'équipe n'affrontera plus que des seconds couteaux (Géorgie puis Tonga) avant les quarts de finale. "Le jeu a beaucoup changé depuis 1995. World Rugby a dépensé beaucoup d'énergie et d'argent pour aider les supposées petites  équipes à s'améliorer, avec succès", a-t-il développé.

La Namibie ne se fait elle évidemment aucune illusion pour ce match que son capitaine Jacques Burger présente comme "un ultime défi". "Mais je suis plutôt confiant sur le fait que nous serons performants", a ajouté le troisième ligne des Saracens. "La seule chose sur laquelle je suis plutôt confiant est la façon dont nous allons aborder la rencontre", a déclaré pour sa part le sélectionneur Phil Davies. Pour leur première confrontations face aux All Blacks, les Namibiens se présenteront en n'ayant rien à perdre face à une équipe "bis" Néo-Zélandaise qui n'en a que le nom.

Mathieu Aellen

Coupe du Monde de Rugby