Morgan Parra France Galles
Morgan Parra libère le ballon face aux Gallois | MARTIN BUREAU / AFP

Morgan Parra: "on a les moyens de rivaliser"

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Alors que le "bras de fer" face à l'Irlande se profile en Coupe du monde le 11 octobre, Morgan Parra, a estimé que le XV de France "a les moyens de rivaliser" avec les Irlandais. "Il faut commencer fort le match pour montrer que tu es présent", a-t-il estimé. Le demi de mêlée tricolore a par ailleurs indiqué qu'il "ronge (s)on frein" sur le banc des remplaçants, relevant toutefois que "le bien de l'équipe" était prépondérant.

Q: Avez-vous rapidement basculé sur ce match décisif contre l'Irlande?
R:
"Oui. C'est un objectif depuis quelques temps. On savait qu'on avait  toutes les qualités pour pouvoir finir au moins dans les deux premiers de la  poule, mais aussi rivaliser avec cette équipe d'Irlande. Après, ça va demander  un gros travail cette semaine, d'être très précis. On s'est dit depuis  longtemps qu'on allait jouer cette première place contre l'Irlande. On aimerait  tous être à dimanche. Les entraînements, c'est bien beau, mais on aime la  compétition, ce genre de matches, en plus à Cardiff, au Millennium Stadium."

Q: Pourquoi a-t-on tort de penser que les Irlandais sont meilleurs que vous?
R:
"Pour pas mal de choses. Les armes on les a. Mais je ne vais pas vous  dire pourquoi. On attendra dimanche. L'Irlande, on la respecte, on est  conscient qu'aujourd'hui on est derrière par rapport aux résultats passés. Mais  on a les moyens de rivaliser."

Q: Y a-t-il une forme d'agacement à ce que l'on vante le jeu des Irlandais?
R:
"Non. Ils sont gagnants du Tournoi ces deux dernières années. C'est  logique. A nous de faire mentir les pronostics. Pour nous, c'est un 50/50. On  monte en puissance, on se sent mieux physiquement et sur le jeu, on a besoin  d'un gros test et ce sera le cas. Les Irlandais, c'est un combat, un gros bras  de fer. Il faut commencer fort le match pour montrer que tu es présent."

Q: Le XV de France a accusé des trous d'air durant ses derniers matches.  Est-ce inquiétant?
R:
"Ça reste anecdotique dans la mesure où contre le Canada, on avait pris  le score et on arrive tout de même à gagner et avec le bonus. On a eu un manque  de concentration. Mais tu ne peux pas avoir de trous d'air contre une nation  majeure, comme l'Irlande, parce qu'après ça peut être très compliqué de revenir  après. A ce niveau, tous les voyants doivent être au vert."
   
Q: A titre personnel, vous piaffez sur le banc des remplaçants?
R:
"C'est comme ça. J'attends comme tout le monde. Quand tu es joueur, tu y  crois toujours avant l'annonce, tu te bats pour pouvoir commencer. Mais ce qui  est important avant tout, c'est le bien de l'équipe et que ça gagne. Bien sûr,  je suis compétiteur, j'aimerais attaquer les matches. Je ronge mon frein,  j'attends et si j'ai ma chance je me donnerai à fond. Et si je ne suis pas  choisi, j'accepte et je me concentrerai pour faire une bonne rentrée."

Q: Les préparateurs mentaux disent qu'il est plus difficile d'aborder les  matches lorsqu'on est remplaçant...
R:
"Disons que je me prépare de la même façon sur le jeu, l'état d'esprit.  Mais le match, tu l'abordes différemment. Tu prends plus de recul, je suis dans  l'analyse. Et c'est difficile, parce que tu ne sais pas précisément quand tu  vas rentrer. Quand tu rentres, on te demande d'être au top et des fois tu n'as  qu'un quart d'heure, vingt minutes pour t'exprimer. Alors que physiquement,  c'est le moment où tu prends ton rythme de croisière. Derrière, il te faut  parfois enchaîner directement des grosses phases de jeu."
   
Q: Et comment vivez-vous les compliments faits par le sélectionneur  Philippe Saint-André sur vos récentes entrées en jeu?
R:
"Je ne reçois rien. Tant qu'il n'y a rien de fait, je m'en détache."

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