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Richie McCaw va aplatir pour la Nouvelle-Zélande | AFP - TORSTEN BLACKWOOD

McCaw: "On sait que rien n'est acquis"

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Le capitaine des All Blacks Richie MacCaw insiste sur le fait que lui et ses partenaires savent ce qui les attend, que rien ne leur "est acquis" avant la demi-finale de la Coupe du monde face à l'Australie dimanche à l'Eden Park d'Auckland.

Vous jouez contre les Wallabies, un adversaire que vous affrontez régulièrement. Abordez-vous cette rencontre comme un match habituel ?
"Ce n'est pas juste un autre match. On ne peut pas faire abstraction de ce qui arrive dimanche. Mais il faut s'assurer que la préparation reste à peu près la même. Après, ce qui sera différent, ce sera l'excitation et ce qu'il y aura à la fin du match. Les entraîneurs et les joueurs les plus anciens ont veillé à ce qu'on ne soit pas emporté par l'événement, mais il faut savoir utiliser l'excitation que provoque l'événement pour réussir quelque chose. Cet équilibre est la clé et je pense que la manière dont on s'est préparé est bonne. Les gars sont enthousiastes mais pas trop. On a conscience que c'est un gros match et on est impatient."

On dit souvent que les grands joueurs font basculer les grands matches. Vous sentez-vous une responsabilité particulière ?
"C'est sûr. Les gars comme moi, le capitaine, et les joueurs qui sont là depuis un moment sont ceux qui doivent montrer la voie. Mais au final, les quinze (titulaires) et les sept (remplaçants) qui entreront en jeu devront sortir leur meilleur match. On doit le faire ensemble. On va s'assurer que c'est ce qui se passe. Ca aussi, c'est excitant."

Après plusieurs échecs en Coupe du monde, dont celui de 2007, pensez-vous que votre équipe peut réussir ?
"On sait que rien n'est acquis. Cette équipe, avec beaucoup de gars qui ont vécu cela (l'élimination en quart de finale en 2007), en a tiré les enseignements. On n'a pas pensé plus loin que dimanche 21H00. Dans ces matches, il faut pouvoir saisir ces occasions quand elles viennent. Plus les matches sont importants, plus ces occasions sont lourdes de conséquences car il y en a moins. On a vu dans les précédentes Coupes du monde que ça passe surtout par le fait d'empêcher l'adversaire de marquer, de lui mettre la pression... Il faut pouvoir peser pendant plus longtemps et les équipes qui y parviennent sont celles qui réussissent."

AFP

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