Edoardo Gori
Edoardo Gori | Marty Melville / AFP

L'Italie régale et entretient l'espoir

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La Squadra azzura s'est nettement imposée contre la Russie (53-17, 9 essais à 3) au Trafalgar Park de Nelson. Ce succès permet aux Italiens de rester en course pour la qualification à condition de faire un quasi sans-faute sur les deux ultimes rencontres (victoire bonifiée face aux Etats-Unis puis succès contre l'Irlande) de cet indécis groupe C. Les Russes tenteront de sauver les meubles face à l'Irlande puis contre l'Australie.

L'Italie est encore en vie et c'est à peu près tout ce qu'il faut retenir d'une partie très vite pliée par les Azzuri au cours de laquelle les Russes n'ont jamais semblé en mesure de contrecarrer l'odre des choses. Les Italiens ouvraient le score dès la 6e minute. Ils choisissaient la pénaltouche plutôt que de prendre trois points et bien leur en prenait: une attaque déployée arrivait à Parisse qui recentrait sa course pour aller à dame. Bocchino transformait (7-0). Quelques minutes plus tard, la Squadra doublait la mise sur une nouvelle action bien construite (avec notamment une croisée de Parisse) conclue par Toniolatti en coin (12-0, 15e). Puis Tommaso Benvenuti y allait de son essai en profitant d'une erreur de la défense russe, dépassée (17-0 après la transformation manquée de Bocchino, 17e). 

Les Italiens un peu trop "faciles"

L'Italie inscrivait l'essai du bonus dès la 23e minute, l'ailier Toniolatti marquant son deuxième essai de la soirée après une belle percée plein champ. Bocchino transformait (24-0). A la demi-heure, les Russes avaient déjà concédé 8 pénalités (à 0). Monsieur Barnes en sifflait une 9e pour un essai de pénalité transformé par Bocchino (31-0). Même le carton jaune de Ongaro semblait anecdotique tant le match était à sens unique. Il permettait toutefois aux Rouges de marquer le premier essai de leur histoire en Coupe du monde. Après une série de charges près de la ligne adverse, le petit Yaniuchkin trouvait le trou pour aplatir en terre promise (31-7 après la transformation). Vexés, les Transalpins régissaient immédiatement et Gori filait sous les perches (38-7, score à la pause).

L'entame de seconde période était plutôt à l'avantage des Russes mais c'est Benvenutti qui tapait à suivre pour lui-même et inscrivait un nouvel essai (43-7, 48e). Puis Vladimir Ostrouchko marquait à son tour, en coin, après un bon travail du pack slave (43-12, 52e). A défaut de match de haut niveau, le public ne s'ennuyait pas et pouvait assister à de belles envolées. Sur l'une d'elles, McLean s'extirpait du marquage adverse et s'enfuyait sur l'aile droite pour marquer en coin (48-12, 65e). L'Italie contrôlait tranquillement, jouant par à-coups, tandis que les Russes butaient souvent sur la défense adverse. Ils parvenaient à score de nouveau, par Makovetsky (48-17, 71e). Avant que Zanni ne fasse passer aux siens la barre des 50 points (53-17) dans les dernières minutes. Pour un succès aisé qui entretient l'espoir d'une qualification loin d'être acquise...

Déclarations
Nick Mallett, entraîneur de l'Italie: "Quand on gagne en marquant plus de cinquante points, on ne retient que les points positifs. Notre concentration a été fantastique pendant les trente premières minutes, on a été bon en mêlée, bon dans les impacts. Bon, on encaisse trois essais, essentiellement quand on joue à 14 et ils sont liés à un manque d'expérience de certains de nos jeunes joueurs. Ce (mardi) soir, nous avons eu beaucoup d'espaces pour attaquer, peut-être plus que dans le tout le Tournoi des VI Nations mais nous savons que ce ne sera pas le cas contre les Etats-Unis et évidemment encore moins contre l'Irlande".
Nicolay Nerush, entraîneur  de la Russie: "Notre tactique était de nous concentrer sur la possession et de  ne pas perdre autant de ballons que contre les Etats-Unis. Mais nous avons été  trop nerveux pendant la première période, particulièrement au début. On s'est  ensuite amélioré en seconde".

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