Szarzewski et Guitoune
Dimitri Szarzewski et Sofiane Guitoune à l'entraînement | AFP - FRANCK FIFE

Les six Français qui jouent gros contre la Roumanie

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Le deuxième match de Coupe du monde de l'équipe de France, largement remaniée (13 changements par rapport à l'Italie) mercredi contre la Roumanie, offre une belle opportunité à quelques joueurs de s'illustrer. L'ailier Guitoune, le centre Fickou, le demi de mêlée Parra, les 3e lignes Nyanga et Ouedraogo ainsi que le talonneur Szarzewski peuvent, en cas de bonne performance, semer le trouble dans l'esprit des sélectionneurs pour intégrer l'équipe-type.

Sofiane Guitoune, une place à l'aile

Peu en verve et peu à l'aise lors du premier match de préparation contre l'Angleterre (défaite 19-14), Sofiane Guitoune n'a plus rejoué depuis avec le XV de France. Mercredi, face aux modestes Roumains, il va devoir montrer qu'il n'a pas perdu son côté finisseur et ses crochets. La blessure de Yoann Huget et son forfait pour le reste de la compétition rebat forcément les cartes aux ailes, d'autant plus que le Toulousain était titulaire indiscutable. Si Noa Nakaitaci (l'un des deux seuls rescapés du match contre l'Italie avec Picamoles) semble avoir pris une place, la deuxième va se jouer entre Guitoune, Rémy Grosso (l'appelé de dernière minute pour remplacer Huget), sans oublier un Gaël Fickou ou un Brice Dulin, qui peuvent tous deux occuper le poste même si leur prestation en bleu sur une aile n'a pas été couronnée de succès.

Gaël Fickou, au centre des espoirs

C'est une pépite, mais malgré son exploit de l'essai médiatique lors de France-Angleterre 2014, Gaël Fickou n'est toujours pas titulaire en Bleu. Il faut dire que la concurrence est rude, entre le cadre inamovible Fofana, le bulldozer Bastareaud, et le solide Dumoulin. Reste que chacune de ses entrées en jeu, comme sa dernière contre l'Italie, apporte quelques éclaircies au jeu tricolore qui en manque souvent. Son agilité, ses crochets et ses appuis sans oublier une belle vitesse (qui peut le replacer à l'aile) et sa puissance sont des atouts énormes. Et sa complémentarité avec Fofana ou Bastareaud plaident pour lui. Reste à le montrer sur le terrain, avec le Clermontois à ses côtés face aux Roumains.

Morgan Parra, emmêlé dans la concurrence

Lors de la Coupe du monde 2011, il avait fini comme ouvreur. Morgan Parra était pourtant le demi de mêlée titulaire depuis un moment. Mais les blessures et l'arrivée de Philippe Saint-André aux commandes de l'équipe de France ont rendu son statut précaire. Maxime Machenaud, Jean-Marc Doussain, Sébastien Tillous-Borde, Rory Kockott ont notamment pris sa place avec le N.9. Et c'est le Toulonnais qui a débuté samedi dernier face aux Italiens, en compagnie de son coéquipier du RCT Frédéric Michalak. Pour le Clermontois, la pente est dure à remonter. Sa capacité à mener le pack est intacte, ses coups de "filou" aussi, son jeu au pied reste précieux, tout comme sa vitesse à éjecter les ballons des regroupements. Moins physique que Tillous-Borde ou Kockott, ses rivaux en Angleterre, il a une longueur à rattraper lors de ce match face aux Roumains, lui qui, à 26 ans, aimerait retrouver un poste de titulaire, sept années après ses débuts en Bleu.

Yannick Nyanga et Fulgence Ouedraogo, deux candidats pour une place

Encore plus qu'au centre, la 3e ligne française regorge de talents. Mais entre le capitaine, Thierry Dusautoir, et le N.8, Louis Picamoles (le seul avec Nakaitaci à enchaîner un deuxième match comme titulaire face aux Roumains), il n'y a qu'une place de libre dans l'équipe-type. Ce n'est pas innocent si le staff privilégie Bernard Le Roux, infatigable plaqueur, en deuxième ligne plutôt qu'en troisième pour garder dans l'effectif un joueur si précieux. Pour Yannick Nyanga et Fulgence Ouedraogo, qui ont tous deux le profil de 3e ligne aile qui colle au ballon et à l'ouvreur adverse, sans cesse en soutien et d'une grande mobilité, la tâche s'annonce rude. Leurs qualités leur permettent d'offrir une autre option au staff tricolore, en fonction de l'adversaire, qu'un Damien Chouly, N.8 de métier mais replacé à l'aile contre les Transalpins pour laisser la 3e ligne centre à Picamoles. Le Toulousain comme le Montpellierain peuvent montrer qu'ils valent bien mieux qu'un rôle de doublure.

Dimitri Szarzewski, capitaine en quête de mieux

A Twickenham, pour le premier match de préparation, Dimitri Szarazewski était le capitaine, en l'absence de Thierry Dusautoir, blessé. Ce mercredi, le 3e ligne toulousain est dispensé de match, et le talonneur du Racing-Métro entrera le premier sur la pelouse du Queen Elisabeth Olympik Park de Londres. Absent de la liste face aux Italiens, il retrouve le maillot bleu avec l'ambition d'un meilleur sort à l'avenir. Mais là encore, la concurrence est féroce au talon avec Guilhem Guirado, semble-t-il un peu en avance, Benjamin Kayser et lui. Chacun apporte une grande mobilité dans le jeu déployé, une certaine constance au lancer et dans le combat. Avec ses 81 sélections, l'ancien Biterrois est un véritable cadre du groupe, très important sur le terrain et énormément en-dehors. Szarzewski aimerait démontrer que son rôle est plus large que ça, face aux Roumains.

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