Le Fidjien Vereniki Goneva
L'ailier fidjien Vereniki Goneva | AFP - Philippe Lopez

Les révélations de la Coupe du monde

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Le premier tour de la Coupe du monde a livré son verdict ce week end et les enseignements que l'on peut en tirer sont multiples. Entre les confirmations, les déceptions, les révélations et les questions posées, les sujets ne manquent pas. Aujourd'hui, focus sur les l'Irlande, Amorosino, Whitelock ou Goneva, qui ont tous laissés une belle empreinte lors de ce mois de septembre.

-L'Irlande reverdit
Quand l'expérience et la jeunesse Meilleure équipe du Tournoi des VI Nations sur la décennie qui vient de s'écouler avec notamment un Grand Chelem en 2009, le XV au Trèfle avait raté le dernier Mondial en France avec deux défaites en poule contre la France et l'Argentine. En gardant l'ossature qui a fait sa force (O'Connell, O'Callaghan, O'Gara, O'Driscoll) et en rajeunissant le groupe avec des talents comme Heaslip, O'Brien ou Healy, Declan Kidney a boosté son équipe qui a su créer la surprise contre les Wallabies. Et les Irlandais lancés sont très dur à arrêter…

-L'Argentin Amorosino, "Puma libre"
Lucas Gonzalez Amorosino , auteur d'un exploit personnel qui a qualifié virtuellement l'Argentine pour les quarts de finale de la Coupe du monde face à l'Ecosse (13-12) dimanche, est un héros modeste, qui a quitté le football pour suivre ses copains au rugby à l'âge de 16 ans. Bien lui en a pris puisque le futur ailier de Montpellier en Top 14 vient de sauver les Argentins d'une élimination précoce qui aurait fait tâche pour le troisième du dernier Mondial. Avec une telle perle, l'Argentine possède un avenir même si l'ogre néo-zélandais sera probablement trop dur à avaler en quarts de finale.

-Le Fidjien Vereniki Goneva, serial marqueur
En inscrivant quatre essais lors du premier match des Fidji contre la Namibie (49-25), l'intrépide Vereniki Goneva a marqué plus d'essais que durant toute sa saison à Colomiers, où son compteur est resté bloqué à trois essais. "C'est grâce aux efforts de tous mes coéquipiers et je veux remercier Dieu tout-puissant qui m'a donné la force de gagner ce match et de marquer ces quatre essais", a déclaré le joueur qui s'est engagé avec Tarbes cette saison. Même s'il n'a pas totalement confirmé ensuite, cela restera dans les annales.

-Le Gallois Scott Williams, la relève classieuse
Dans la lignée des centres puissants et doués de la Principauté, le jeune Scott Williams a défrayé la chronique en inscrivant trois essais lors de sa première titularisation, certes contre la Namibie. Véloce, rapide, intuitif et brillant, le joueur des Llanelli Scarlets possède un gabarit respectable qui lui permet de franchir ou de jouer dans les défenses en louvoyant. A 21 ans à peine, il s'affirme comme une vraie solution de remplacement dans la ligne galloise. On devrait cependant davantage le retrouver dans les prochaines années que sur cette fin de Mondial où l'équipe type sera alignée en quarts de finale.

-Le All Black Sam Whitelock, la nouvelle poutre
Un 2e ligne qui court comme un flanker et qui en plus prend les ballons en touche avec une facilité déconcertante, voilà les caractéristiques de Sam Whitelock. Le joueur des Crusaders n'a que 22 ans mais il semble parti pour un long bail avec les All Blacks. Dans la lignée d'un John Eales, le natif de Palmerston North déploie son envergure (2,02 m pour 110 kg) aux quatre coins du près en sachant ne pas en faire trop. La marque des grands et le futur de la Nouvelle-Zélande.

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