Nallet France Galles 032011
Un air de Tournoi pour Lionel Nallet lors du premier France-Galles en Coupe du monde le week-end prochain | AFP - BERTRAND LANGLOIS

Le même carré qu'en 1987, mais des différences

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Vingt-quatre ans après la première Coupe du monde jouée notamment en Nouvelle-Zélande, ce sont les quatre mêmes demi-finalistes qui se retrouvent en 2011 sur le sol néo-zélandais. Mais au lieu d'Australie-France et de Nouvelle-Zélande-Galles, le Nord d'un côté (France-Galles) et le Sud de l'autre (All Blacks-Wallabies) marquent cette édition. Autre particularité: Marc Lièvremont sera le seul sélectionneur non-Néo-Zélandais, aux côtés de Deans, Henry et Gatland.

En finissant deuxième du groupe C, l'Australie avait entraîné mécaniquement un basculement de l'équilibre mondial de l'Ovalie. Les équipes de l'hémisphère Nord d'un côté, les équipes de l'hémisphère Sud de l'autre, les quarts de finale étaient clairs. Mais cela n'a pas empêché, pour la première fois, de retrouver en demi-finale les quatre mêmes équipes que lors de la Coupe du monde originelle, celle de 1987. Pour la deuxième fois de son histoire, le Pays de Galles est demi-finaliste, comme en 1987. Pour la sixième fois en 7 éditions, la France l'est également. Comme l'Australie, championne du monde en 1991 et 1999 mais absente en 1995, et comme la Nouvelle-Zélande, victorieuse en 1987 et éliminée en quarts de finale en 2007.

Pays de Galles, France, Australie, Nouvelle-Zélande, c'était déjà ces quatre là en 1987. Mais au lieu d'avoir des affrontements croisés entre hémisphère Nord et Sud, c'est une réplique du Tournoi des VI Nations d'un côté, et du Tri-Nations de l'autre. France-Galles, c'est 103 ans d'histoire, le premier test-match datant de 1908 et 89 autres rencontres ont suivi, dont la dernière le 19 mars dernier conclue victorieusement par les Français au Stade de France (28-9). Et il faut remonter à 2008 pour trouver trace d'un succès gallois. Mais pour la première opposition entre les deux nations en Coupe du monde, ce sera un tout autre match, avec une première finale galloise en jeu ou bien une troisième finale pour les Tricolores.

Deans, bourreau de son pays ?

Pour la seconde demi-finale, la rivalité est énorme, et elle aura sans doute un petit goût de revanche pour Robbie Deans. Après l'élimination des All Blacks par la France à Cardiff (Pays de Galles) lors de la Coupe du monde 2007, qui avait été vécue comme un désastre au pays, l'entraîneur néo-zélandais était présenté comme le grand favori pour prendre la succession de Graham Henry. Auréolé par huit belles années avec les Crusaders (où il a conquis un record de victoires en Super14), l'ancien joueur de Grenoble (durant 5 mois en 1983) et ancien entraîneur adjoint des All Blacks (de 2001 à 2003) a finalement vu le sélectionneur reconduit, à la surprise générale. Ce camouflet l'avait conduit à accepter le poste de sélectionneur de l'Australie, avec laquelle il a remporté pour la première fois le Tri-Nations en juillet dernier, aux dépens des Néo-Zélandais. Graham Henry face à Robbie Deans, ce sera le match dans le match. Et le sélectionneur des Wallabies pourrait être à l'origine d'une tragédie en Nouvelle-Zélande, en cas de victoire australienne lors de la demi-finale.

Sur ses terres, les Néo-Zélandais ont déjà gagné la partie des sélectionneurs. Marc Lièvremont sera en effet le seul à ne pas avoir un passeport kiwi parmi les sélectionneurs. Les trois néo-zélandais Warren Gatland (Pays de Galles), Robbie Deans (Australie), Graham Henry (Nouvelle-Zélande) sont largement en majorité, mais il n'est pas certain qu'ils fassent l'unanimité en finale. Le XV de France est le dernier à pouvoir empêché ce grand chelem.

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