La satisfaction de l'entraîneur du Japon, John Kirwan
L'entraîneur du Japon, John Kirwan | AFP - William West

Le Japon "s'est révélé au monde"

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L'entraîneur néo-zélandais du Japon John Kirwan a affirmé devant la presse, samedi, que la sélection nipponne s'est "révélée au monde" en malmenant le XV de France avant de s'incliner (47-21) dans leur premier match de la Coupe du monde, au North Harbour Stadium d'Auckland.

Vous devez être satisfait de ce match...
"On a joué positivement, on a fait des erreurs en première mi-temps qui ont donné des essais faciles. On en a parlé à la pause et dit qu'il fallait garder le ballon et que si on y arrivait, on aurait une fenêtre pour pouvoir gagner. Il était important pour nous de bien jouer et de montrer au monde qu'on était une bonne équipe et qu'on pouvait faire de longues séquences offensives et défensives. On a travaillé dur pour cette Coupe du monde. Aujourd'hui (samedi) on s'est révélé au monde et on a joué à notre niveau. On tirera de la confiance de ce match mais demain (dimanche) on sera déçu. On aurait pu faire beaucoup mieux, on a donné deux essais aux Français et manqué des occasions. On a rivalisé. On va travailler plus dur."

La France a connu une défaite traumatisante en Italie dans les Six Nations en mars. Les avez-vous senti fébriles quand vous êtes revenus à quatre points ?
"On avait évidemment beaucoup étudié le jeu des Français. On savait qu'on aurait un moment en deuxième période où on pourrait les mettre sous pression et qu'ils pourraient avoir des souvenirs des Six Nations ou de l'Argentine dans la dernière Coupe du monde (défaite des Français dans le match d'ouverture). La Coupe du monde est une compétition à part qui crée une pression particulière. On les a forcés à commettre des erreurs inhabituelles, mais on n'a pas pu marquer l'essai dont on aurait eu besoin."

On a vu que votre équipe a suscité la passion dans les tribunes...
"Le public nous a supporté parce qu'on a joué avec courage. Avant le match, on a parlé du tsunami et que les gens dans leur salon au Japon comprendrait ce qu'est le courage en nous regardant, en nous voyant nous battre, nous relever pour plaquer... On aurait même pu gagner, on a joué sur le même pied que la France pendant 70 minutes."

AFP

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