Jamie Heaslip gros plan France Irlande 2010
Heaslip, l'un des leaders irlandais | AFP - Lionel Bonaventure

Le combat des Celtes

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S'il est une affiche où l'opposition de styles est forte, c'est bien celle-ci ! Le quart de finale Irlande-Pays de Galles, samedi, à Wellington (7h00), devrait en effet offrir un duel particulièrement captivant. Entre la jeunesse fougueuse du Pays de Galles et la vieille garde expérimentée d'Irlande. Entre des Gallois affamés de victoires depuis leur épopée de 1987 et des Irlandais galvanisés par leur première participation à un quarts de finale en Coupe du Monde.

Après des phases de poules réussies, le Pays de Galles et l'Irlande se retrouvent, samedi, à Wellington, dans un match au arrière-goût de Tournoi des Six Nations. Grâce à cette grand-messe européenne, les deux équipes se connaissent sur le bout des crampons. Du coup, cette 117e opposition entre les deux formations britanniques devrait logiquement avoir des odeurs de poudre. Leur invincibilité depuis le début du Mondial mais surtout leur exploit face aux Wallabies (15-6) ont donné une bonne dose de confiance aux Verts. Des Verts qui, battus 13 à 19 en mars dernier à Cardiff, auront à coeur de prendre leur revanche.

Pour ce faire, l'entraîneur Declan Kidney va s'appuyer sur un pack solide  dans les phases statiques, notamment en touche avec les deuxièmes lignes  O'Callaghan et O'Connell, et la solidité d'une ligne d'attaque construite autour du jeu au pied de Ronan O'Gara et de la force de pénétration de la paire  D'Arcy-O'Driscoll. En face, le XV du Poireau jouera, lui, sur la mobilité et la vitesse, avec une  troisième ligne véloce, animée par le capitaine Sam Warburton et le n.8  d'origine tongienne Toby Faletau, ainsi que des attaquants aux appuis  déroutants comme Shane Williams (55 essais en équipe nationale) ou Leigh Halfpenny, titularisé à l'arrière.

Au delà du style de jeu, ce sont également deux générations qui vont se livrer bataille sur la pelouse du Wellington Regional Stadium.  Le pays de Galles fait  confiance à ses jeunes talents, en préférant par exemple Priestland à l'ouverture au plus capé des Diables rouges, Stephen Jones  (102 sélections), même pas présent sur la feuille de match, ou encore en  sélectionnant le puissant Georges North, plus jeune auteur d'un essai dans un  Mondial (19 ans et 166 jours). "Ce qui a été super dans cette Coupe du monde, c'est que nous comptons  parmi nous beaucoup de jeunes joueurs qui ne connaissent pas la peur, s'est  félicité Gatland. Nous les encourageons juste à être les plus intelligents  possible sur le terrain et à prendre les bonnes décisions". 

De son côté, le XV du Trèfle compte six trentenaires et de nombreux joueurs (O'Gara, O'Connell, O'Driscoll, D'Arcy, P. Wallace, etc.), auteurs du Grand Chelem dans le Tournoi en 2009,  jouent sans aucun doute leur dernière compétition mondiale. Cette perspective pourrait toutefois leur donner des ailes. Dans ces conditions, les jeunes  galloise pourraient bien recevoir une leçon de la part de leurs aînés. En jeu, une place en demi-finale face à l'Angleterre ou la France qui s'affronteront dans la foulée, à Auckland (9h30).

Isabelle Trancoën

Coupe du Monde de Rugby