L'Australien Radike Samo
L'Australien Radike Samo à la lutte avec la défense italienne | AFP - FRANCK FIFE

L'Australie plie mais ne rompt pas

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Comme les autres grandes nations du rugby, l'Australie a connu un premier match accroché, dimanche, à Auckland, face à l'Italie (poule C). Secoués pendant une mi-temps, les Wallabies ont toutefois su faire respecter leur rang de doubles vainqueurs de la Coupe du Monde en s'imposant 32 à 6. Les quatre essais, en deuxième période, de Ben Alexander, Adam Ashley-Cooper, James O'Connor et Digby Ioane ont même permis à l'Australie de s'emparer du bonus offensif.

Décidément, les cadors ne sont pas à la fête en ce début de Mondial. Après la France et l'Angleterre, c'est au tour de l'Australie de s'être fait malmenée à l'occasion de son entrée en lice. Si le XV de France et le XV de la Rose ont dû batailler respectivement face au Japon et à l'Argentine, les Wallabies ont, eux, dû faire face à une solide équipe italienne. Bien en place en défense et toujours sûre d'elle en mêlée fermée.  Du coup, la première période, sur une pelouse détrempée, n'a pas été une partie de plaisir pour les hommes de Robbie Deans. Ces derniers ont en effet multiplié les fautes et les en-avants. Si les Jaune et Vert ouvraient la marque grâce à deux pénalités de Quade Cooper (18e et 31e), la Squadra Azzurra les marquait à la culotte grâce également à deux pénalités de l'ailier Mirco Bergamasco (38e et 40e). Les deux équipes regagnaient ainsi les vestiaires sur un score de parité (6-6).

Sans doute secoués par leur entraîneur à la pause, les Australiens revenaient nettement plus péchus en seconde période. Plus rapides et costauds dans les rucks, ils mettaient à mal leurs adversaires du jours. Acculés, les Italiens laissaient alors des espaces en défense dans lesquels les Australiens n'avaient plus qu'à s'engouffrer. Une recette qui allait plutôt bien fonctionner puisque les Wallabies allaient inscrire pas moins de 4 essais en un petit quart d'heure de jeu. C'était Ben Alexander qui, servi par Samo, laçait les hostilités (11-6 à la 50e). Cinq minutes plus tard, Genia ouvrait sur le grand côté pour Cooper qui naviguait avant de trouver Ashley-Cooper à hauteur. Ce dernier transperçait littéralement le rideau défensif sur un changement de direction et s'en allait aplatir (18-6 à la 55e). L'Australie faisait ensuite le break par James O'Connor qui transformait sans ciller sa propre réalisation (25-6 à la 60e).  Digby Ioane parachevait la victoire australienne d'un ultime essai, synonyme de bonus offensif (32-6 à la 66e). Décidée à sauver l'honneur, la formation de Nick Mallett faisait le siège de la ligne australienne. Seule une interception de Sergio Parisse donnait quelques sueurs froides aux Wallabies. Des Wallabies qui géraient parfaitement cette fin de rencontre. 

"Ils ont mis beaucoup d'intensité dans le  combat", a noté le capitaine et deuxième ligne James Horwill au sujet des Italiens. "Nous avons montré quelques progrès en mêlée, mais nous devons encore avancer", a pour sa part glissé  Robbie Deans à l'issue de la rencontre. Les Australiens devront en effet se montrer plus solides, samedi prochain, pour leur deuxième match de poule face à l'Irlande.

Déclarations :
James Horwill (capitaine de l'Australie):  "Nous savions qu'en première période les Italiens nous mettraient beaucoup de  pression. Ils nous ont fait commettre des fautes. En seconde période, nous  avons mis l'accent sur certains secteurs, et cela a bien fonctionné.  Maintenant, nous sommes satisfaits du résultat qui nous permet d'avancer. Nous  savions que leur mêlée était très forte et nous avions choisi de leur mettre la  pression en touche, et nous y sommes parvenus. Et, dès que nous avons donné de  l'ampleur à notre jeu, nos attaquants ont été performants".
Nick Mallett (entraîneur de l'Italie): "En première période, nous sommes  parvenus à bien contenir les Australiens, mais ensuite nous avons eu plus de  difficultés. Nous avons commis davantage d'erreurs, et cela nous a coûté cher.  Ils ont pu enchaîner et nous, nous avons pêché dans le replacement défensif.  Cela étant, l'Australie est une très bonne équipe et je suis content de la  performance de mes joueurs".

Isabelle Trancoën

Coupe du Monde de Rugby