George Ford coup d'envoi angleterre
George Ford donne le coup d'envoi pour l'Angleterre | AFP

L'Angleterre en quête d'une deuxième couronne

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Douze ans après son titre mondial en Australie, l'Angleterre rêve de triompher cette fois sur ses terres. Equipe de l'hémisphère Nord la plus régulière depuis la dernière Coupe du monde, pouvant compter sur un gros pack et de jeunes talents, le XV de la Rose entend bien jouer à fond son statut de sérieux prétendant au titre mondial.

Sans doute encore frustrés par leur élimination en quarts de finale par les Français (futurs finalistes), les Anglais ont depuis fait appel à Stuart Lancaster, un technicien –ancien troisième ligne- qui semble avoir redonné un nouveau visage, une nouvelle ambition à la sélection. Fort de son expérience avec les espoirs, il a insufflé un vent de fraîcheur et recadré une sélection qui se faisait plus connaître par ses exploits en dehors du terrain.

Autour de Chris Robshaw (29 ans), désigné capitaine avec une seule sélection, ce sont de nouveaux talents qui composent désormais l'ossature du XV de la Rose. A 22 ans, George Ford incarne a lui seul ce renouveau. Le très créatif demi d'ouverture anglais a rapidement convaincu son monde, et pourrait même l'un des joueurs clés de ce Mondial 2015, comme l'avait été en son temps un certain Jonny Wilkinson... Lancaster s'appuie également sur des talents tels que Jack Nowell (22 ans), Jonathan Joseph (24 ans), Ben Youngs (25 ans), Joe Marler (24 ans) et aussi le puissant Billy Vunipola (22 ans).

Un rêve et quelque​s doutes

Après des débuts hésitants, l'équipe de Lancaster n'a cessé de progresser pour terminer à deux reprises deuxième du Tournoi des Six nations, le titre ne lui échappant qu'au goal-average. Si le soutien du public anglais sera sans faille lors de cette Coupe du monde, il reste néanmoins quelques doutes. Solide face aux équipes européennes, l'Angleterre a subi pas moins de cinq revers en deux ans face à la Nouvelle-Zélande, le grand favori. Saura-t-elle gérer cette situation si d'aventures les All-Blacks se dressaient devant elle ?

Avant une telle confrontation, il faudra d'abord que les Anglais se sortent de leur terrible groupe A qui comprend, outre les Fidji, deux ténors de l'ovalie: l'Australie et le pays de Galles. L'un d'entre eux ne verra pas les quarts de finale, et un scénario similaire à celui vécu par les footballeurs brésiliens est de l'ordre du possible… Les jeunes joueurs sauront-ils gérer la pression de disputer un tel événement à la maison ? Un premier élément de réponse sera apporté dès le match d'ouverture face aux Fidji, ce vendredi à Twickenham.

Romain Bonte

Coupe du Monde de Rugby