John Kirwan
L'ailier néo-zélandais John Kirwan lors de la Coupe du monde 1987 | AFP

Kirwan, le précurseur de l'aile

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Durant les six semaines de la Coupe du monde, nous vous faisons découvrir pourquoi les Néo-Zélandais sont considérés, depuis trente ans, comme les meilleurs du monde. Joueurs, stades, culture, voici tout ce qui a fabriqué la légende des All Blacks à travers le temps.

En 1984, à ses débuts sous le maillot néo-zélandais, les 92kg et le mètre quatre-vingt-douze de John Kirwan le prédestinaient plutôt à une place au centre, ou même en troisième ligne. Mais c'est bien à l'aile que le natif d'Auckland se trouvait. Car il n'était pas un escargot en terme de vitesse. Avec lui, le rugby moderne a ouvert la porte d'une nouvelle ère chez les trois-quarts aile, ne fermant pas définitivement pour autant les ailiers de petite taille, de ces joueurs qui préfèrent l'évitement à la percussion. Mais grâce à lui, les Jonah Lomu, Joe Rokocoko, Emile N'Tamack et autres Joe Roff pourront briller au plus niveau tout en évoluant le long de la ligne de touche.

C'est à seulement 20 ans qu'il devient All Black, fêtant sa première sélection contre la France à Christchurch. Un an après, il devient champion du monde, toujours face à la France, marquant même un essai déterminant lors de cette finale. Rapide et puissant, il était insaisissable, et en a longtemps profité pour devenir la référence à ce poste de 1985 à 1992, avant de décliner jusqu'en 1994, date de sa 63e et dernière cape. A ce moment là, il était le meilleur marqueur de l'histoire de l'équipe de Nouvelle-Zélande, avec la bagatelle de 141 points au compteur (35 essais). Christian Cullen, Jonah Lomu et Jeff Wilson l'ont dépassé depuis. Et il est également le premier joueur des lignes arrières à avoir passé le cap des 50 sélections. Mils Muliaina en est à 98 lors de cette Coupe du monde 2011. Mais il reste à jamais le premier.

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