Jacques Brunel
Le sélectionneur du XV d'Italie Jacques Brunel. | GABRIEL BOUYS / AFP

Jacques Brunel: "Nous pouvons vaincre quasiment toutes les équipes"

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L'Italie peut "vaincre quasiment toutes les équipes" sur un match, dont le XV de France qu'il rencontre samedi à Twickenham pour son entrée dans la Coupe du monde, a assuré jeudi son sélectionneur Jacques Brunel, ancien entraîneur des Bleus.

Q: Il s'agira peut-être de votre dernière rencontre face au XV de France,  dont vous avez entraîné les avants (2003-2007), et il s'agit qui plus est d'un  match de Coupe du monde. Cela a-t-il une saveur particulière ?
R: "Non, pas plus qu'un match du Tournoi. Je suis venu en Italie (en 2011,  NDLR) avec l'objectif que cette équipe puisse rivaliser avec les meilleurs.  Elle n'y est pas arrivée tout le temps, elle y est arrivée quelques fois, pas  assez souvent à mon goût. Mais l'objectif final du cycle était d'arriver en  quarts de finale de la Coupe du monde. C'est encore possible, malgré le  parcours fait, qui n'a pas été comme on aurait voulu qu'il soit -- il y a eu  des hauts et des bas, on peut trouver toutes les explications qu'on veut. Tous  les aléas qu'il y a eu peuvent être balayés par la Coupe du monde. Aujourd'hui  on est concentré là-dessus."

Q: Votre connaissance parfaite du XV de France et du rugby français  est-elle un avantage ?
R:
"Non, parce que plein de joueurs (italiens) ont joué, jouent en France  ou rencontrent la France depuis X années. Donc ils connaissent par coeur les  Français. Je ne vais pas leur amener plus que ce qu'ils ne savent déjà. Après,  c'est la réalisation (qui importe). On sait très bien que l'équipe de France  est favorite, que nous sommes des Latins, capables d'avoir les mêmes qualités  et parfois aussi les mêmes défauts. Nous savons que nous pouvons vaincre  quasiment toutes les équipes, même si ce n'est pas sur la continuité, car nous  avons les armes pour le faire."

Q: Le XV de France rencontre souvent des difficultés pour ses premiers  matches de Coupe du monde. Cela peut-il jouer en votre faveur ?
R:
"Je n'y crois pas. Chaque équipe qui arrive à la Coupe du monde est  préparée physiquement après 6-8 ou 10 semaines de préparation, comme un club.  Donc se forme un état d'esprit différent, c'est un contexte différent. Donc je  ne pense pas qu'il y ait un meilleur moment pour prendre une équipe ou une  autre."

AFP

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