Graham Henry (Nouvelle-Zélande)
L'entraîneur néo-zélandais Graham Henry | AFP - WILLIAM WEST

Henry: "La France, une équipe solide"

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L'entraîneur de la Nouvelle-Zélande, Graham Henry, a estimé jeudi devant la presse que l'équipe de France choisie pour le choc de la poule A de la Coupe du monde samedi à l'Eden Park d'Auckland samedi est une "équipe solide" et sera "très difficile à battre".

Etes-vous du même avis que certains journaux estimant que la France a aligné une équipe B ?
"Ils ont un total de 642 sélections dans leur XV de départ. Pour moi, c'est une équipe très forte. L'histoire nous a montré le défi que nous posera les Français. On a joué beaucoup de matches de Coupes du monde contre la France qui ont suscité un grand intérêt. Et souvent avec des situations difficiles à négocier. Cette équipe de France sera très difficile à battre. C'est une équipe solide, physique, avec un pack expérimenté et des trois-quarts remarquablement talentueux."

Allez-vous cibler Morgan Parra, qui débutera son premier match international à l'ouverture ?
"Je ne pense pas. Dans un match, on essaie de poser notre marque sur le jeu. Qui jouera en N.10 ne compte pas vraiment dans notre plan de jeu. Il y a une grande tradition en France de joueurs qui jouent N.9 et N.10, et qui jouent plutôt bien. C'est un joueur de talent. Il a été choisi sur sa forme, j'imagine, dans ce qu'ils (les entraîneurs français) pensent être la meilleure équipe pour ce match. Il a joué quelques matches internationaux, 30 et quelques matches. C'est un joueur confiant et de ce que j'ai vu de lui, il a bien joué. Je ne pense pas qu'il sera une faiblesse."

Quels enseignements avez-vous tiré de l'élimination en quarts de finale en 2007 ?
"Contrairement à ce qui est écrit dans les journaux, on n'a pas encore regardé le match de 2007, je ne sais pas d'où ça sort. Ce n'est pas le bon moment, mais on le fera d'ici la finale. On apprend de ces choses. Avant la Coupe du monde 2007, notre philosophie était de nous concentrer sur un match à la fois. On le faisait dans nos tournées, avec succès. On ne parlait jamais de Grand Chelem, juste de l'adversaire suivant. Une Coupe du monde, c'est différent. Les équipes jouent à un niveau supérieur à leur niveau habituel, avec plus d'émotion, plus d'engagement. Il faut y être préparé. On ne peut pas l'être en se concentrant sur sa performance du jour. Il faut regarder ces événements. Ces événements ont parfois mal terminé, dans la douleur parfois. On ne veut plus connaître cette douleur."

AFP

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