Imanol Harinordoquy
Le 3e ligne Imanol Harinordoquy | AFP - FRANCK FIFE

Harinordoquy: "On peut être notre propre ennemi"

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Le troisième ligne Imanol Harinordoquy a estimé que le XV de France pouvait "être son propre ennemi" et a insisté sur l'importance de la préparation en vue de la finale du Mondial-2011 contre les All Blacks dimanche à Auckland pour une équipe qui doit "croire en son destin." L'ailier tricolore Vincent Clerc, lui, "qui ne se sent pas dans la peau d'un futur perdant" a indiqué également que "les Blacks n'étaient pas encore champions".

Harinordoquy veut croire en son destin

"Il faut donc que l'on se concentre sur nous, sur ce qu'on est capable de faire, sur la préparation du match aussi parce que par moments, on a un peu failli dans la préparation. C'est un peu le mot d'ordre cette semaine, de vraiment bien se préparer pour aborder le match dans de meilleures conditions", a poursuivi le troisième ligne du XV de France.

Interrogé sur le parcours des Français dans le Mondial, Harinordoquy a répondu: "c'est assez incroyable, surtout en ayant perdu deux matches de poule", face aux All Blacks (37-17) et aux Tonga (19-14). "On nous annonçait perdants contre les Anglais, on a su relever le défi (19-12, en quart de finale). On ne doit pas gagner contre les Gallois, mais bon, on gagne (9-8 en demi-finale), on est là. Il faut s'accrocher à ce parcours, à cette histoire, et croire en son destin", a conclu le Biarrot, qui dispute sa troisième Coupe du Monde et sa première finale après deux échecs en demi-finale en 2003 et 2007.

Clerc n'est pas dans la peau d'un futur perdant

"Je ne me sens pas dans la peau d'un futur perdant, ou de quelqu'un qui ne peut pas gagner ou qui est vraiment moins bon. Je ne le ressens pas. Bien sûr, on a été moins bons. Sûrement, on a montré moins de choses. Mais il n'empêche  qu'on est comme eux en finale. Peu importe le parcours, c'est maintenant que ça  compte", a indiqué de son côté Vincent Clerc. "On comprend très bien que les Blacks soient favoris. Il faut toujours un  favori pour une finale. Mais ce n'est pas écrit. Pour eux, le contexte est génial, ils joueront dans un stade plein de Néo-Zélandais. Maintenant, tant que le match n'est pas joué, ils ne sont pas champions du monde", a rappelé l'ailier du Stade Toulousain.

"Si on en est là, je ne crois plus au hasard. Il y a forcément une part de chance, une part de réussite dans un parcours quel qu'il soit dans une compétition mais je ne crois pas au hasard", a déclaré Clerc. "Ce qui nous énerve, c'est plus ce qui vient de notre côté (presse et  observateurs français). Mais on sent aussi tellement de ferveur en France, on sait que certains stades vont se remplir un dimanche matin pour  regarder le match. On a beaucoup, beaucoup de témoignages d'amitié et de soutien de gens qui croient en nous", a expliqué le meilleur marqueur d'essais français dans ce Mondial (6 essais).

Gilles Gaillard

Coupe du Monde de Rugby