Richie McCaw et les Blacks champions du monde
Richie McCaw et les Blacks restent sur le toit du monde ! | ANDY RAIN/EPA/MaxPPP

Coupe du monde de rugby 2015: Les All Blacks restent les maîtres du monde

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Favorite de cette huitième coupe du monde, la Nouvelle-zélande a conservé son titre de championne du monde en dominant l'Australie 34-17, ce samedi après-midi à Twickenham. Les All Blacks entretiennent un peu plus leur légende, en enchaînant deux titres d'affilée et devenant les premiers à remporter trois sacres mondiaux après ceux décrochés en 1987 et 2011.

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A quelques minutes du coup d'envoi, certains bookmakers anglais pariaient encore sur le type de Haka qu'allaient interpréter les Blacks. Mais en ce jour de finale de Coupe du monde, et surtout quatre mois après celle du Four Nation perdue (27-19) face à cette même équipe australienne, l'heure n'était pas à la pitié. Les hommes de Steve Hansen étaient bien décidés à enterrer les espoirs de leurs adversaires, comme ils l'avaient fait face à la France (62-13).

Il n'y avait donc pas de place au "Ka Mate", et le "Kapa O Pango" se faisait donc entendre dans le ciel londonien, laissant de marbre des Australiens imperturbables. Imperturbables, les Aussies eurent le mérite de le rester également en défense, malgré les différentes vagues offensives des tenants du titre. Dès les premières minutes, les All Blacks partaient en effet à l'assaut du camp adverse, mais butant à plusieurs reprises sur un véritable mur, ils finissaient par commettre quelques erreurs techniques, ou même d'appréciation, à l'image d'une pénalité jouée trop rapidement à la main. 

Mc Caw tient bon
Mc Caw tient bon

Ben Smith aurait pu s'en mordre les doigts

A Twickenham, les spectateurs anglais encore frustrés de leur élimination précoce, entonnaient un "Swing Low, Sweet Chariot", mais ils ne pouvaient qu'apprécier la qualité du jeu proposé par les Blacks. Rapides, puissants, inspirés et surtout efficaces à l'instar de l'incontournable Dan Carter, les Néo-zélandais campaient littéralement dans le camp adverse. Conscient que Carter jouerait un rôle décisif, Kepu frôlait à deux reprises le carton jaune, mais l'arbitre gallois Nigel Owens préférait calmer les esprits, gentiment.

Attendu depuis de si longues minutes après une domination totale, l'essai des Blacks arrivait finalement juste avant la pause, à la suite d'une belle phase de jeu conclue par Milner-Skudder (16-3). Et pour ne rien arranger, Sonny Bill Williams lançait Nonu sur orbite pour le deuxième essai après deux minutes disputés en deuxième période… Menant 21-3, les Blacks pensaient avoir alors plié la rencontre, mais un "plaquage cathédrale" de Ben Smith n'était pas assez catholique aux yeux de M. Owens, qui donnait un carton jaune. Dans la minute suivante, Pocock concrétisait tous les efforts australiens pour relancer totalement la rencontre (21-10). 

Dan Carter face à Michael Hooper
Dan Carter face à Michael Hooper

Dan Carter, magistral

Le vent tournait en faveur des Wallabies qui tentaient de profiter autant que faire se peut leur supériorité numérique. Sur un bon service de Foley, Kuridrani se sortait des longues griffes des All Blacks pour aplatir à son tour, et Foley remettait l'Australie à quatre petits points de la Nouvelle-zélande (21-17). Les Blacks sauvaient finalement les meubles en temporisant du mieux qu'ils pouvaient et revenir à 15 contre 15 avec toujours un avantage précieux. Et alors que le match pouvait encore basculer à tout moment, il fallait bien le sang-froid, la lucidité et l'expérience d'un Dan Carter pour réussir un magistral drop de 40 mètres, donnant un grand bol d'air à ses coéquipiers (24-17, 70e).

L'ouvreur néo-zélandais enfonçait même le clou à cinq minutes de la fin sur une pénalité de 50 mètres (25-17). Les Australiens tentaient le tout pour le tout, mais sur un contre et un bon coup de pied à suivre de Ben Smith, Barrett prenait tout le monde de vitesse pour inscrire le dernier essai, de nouveau transformé par Carter (34-17). La messe était dite et les All Blacks pouvaient soulever pour la troisième fois le si convoité trophée Webb Ellis.

Romain Bonte

Coupe du Monde de Rugby