Vern Cotter
Vern Cotter, le sélectionneur néo-zélandais de l'Ecosse | AFP - FRANCK FIFE

Cotter : "On arrive un petit peu masqué"

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S'il reconnaît la supériorité de l'Australie, favorite dimanche du quart de finale contre l'Écosse, le sélectionneur du XV du Chardon Vern Cotter apprécie son statut de petit, à condition de faire meilleure figure que face aux Samoa.

QUESTION: L'Écosse est-il le petit Poucet contre l'Australie ?
REPONSE: "C'est sûr, l'Australie est la meilleure équipe actuellement de  cette coupe du monde. Ils sont impressionnants, invaincus alors que nous on  arrive un petit peu masqué pour ce match. Ils sont largement favoris. Ils sont  sur une dynamique assez importante, ils savent que l'équipe qui perd rentre à  la maison, je ne pense pas que ce sera une équipe émoussée, bien au contraire.  Ce sera un  match compliqué".
   
Q: Quels secteurs ont-ils amélioré depuis l'arrivée de Michael Cheika il y  a un an ? 
R: "Ils ont une défense qui monte beaucoup plus haut, qui est beaucoup plus  agressive dans les zones de rucks avec des joueurs comme Pocock (forfait  dimanche), Hooper, Fardy, une 3e ligne très agressive. En mêlée fermée, Mario  Ledesma a apporté beaucoup et maintenant ça devient une arme alors qu'avant une  partie des adversaires les attaquaient un peu dans ce secteur. Ils sont  redoutables un peu partout, avec une bonne charnière mais là où ils sont  vraiment forts, c'est quand ils avancent avec le ballon. C'est une équipe qui  aime bien jouer en avançant, on a vraiment du mal à les contenir".
  
Q: Votre dernier match contre les Samoa, remporté de justesse (36-33) vous  inquiète-t-il avant de retrouver les Wallabies ?
R: "Il va falloir que l'on soit mieux que contre les Samoa, surtout en  première période. Il va falloir marquer ces mecs et les mettre au sol,  contester les ballons pour pouvoir avoir des turnovers et changer le match.  Cette semaine, on a beaucoup travaillé la défense qui sera un secteur clé.  Contre les Samoa, on y était pas. On a aussi travaillé la conquête car on  aimerait bien avoir un petit peu le ballon. Si on n'a pas le ballon, cela va  être dur de rivaliser. Si on a le ballon, on va pouvoir avancer et les mettre  en difficulté, récupérer quelques pénalités, marquer des essais".

AFP

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