Richie McCaw
Le flanker néo-zélandais Richie McCaw | AFP - WILLIAM WEST

"Ces Blacks veulent laisser une trace"

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"Cette équipe veut laisser une trace dans l'histoire des All Blacks" et poursuivre son année victorieuse dès samedi face au XV de France, affirme son capitaine Richie McCaw dans un entretien en marge d'une opération de son équipementier. Aucune équipe des All Blacks n'a terminé une année invaincue depuis 1997 (onze victoires, un nul). La Nouvelle-Zélande, qui reste sur onze victoires, doit encore disputer trois test-matches en 2013 en France, Angleterre et Irlande.

Q: A quel match vous attendez-vous samedi pour votre retour au Stade de  France ?
R: "Ce sera un gros défi, surtout après les test-matches de juin (terminés  sur trois défaites françaises, ndlr). J'étais spectateur mais le troisième  match, ils ont réussi à bien nous mettre sous pression. Là, on termine notre  saison, ils commencent la leur. C'est toujours une bonne bataille physique, ils  adorent la mêlée et sont forts sur toutes les phases de conquête. Autant dire  pour nous devant, ça va encore être un sacré défi."
   
Q: Mais les All Blacks réussissent plutôt bien en France, et  particulièrement à Paris...
R: "J'espère que ça va continuer ! Mais si ça arrive, ce n'est pas du  hasard, c'est justement parce qu'on sait que c'est toujours dur et qu'on se  prépare toujours pour une grosse bataille. Il y a aussi le trophée Dave  Gallaher (du nom d'un capitaine des All Blacks mort en Belgique durant la  Première Guerre Mondiale, ndlr) qui est particulier pour les équipes  néo-zélandaises. C'est pour ça qu'on est aussi performant."
   
Q: Redoutez-vous une motivation supplémentaire des Français pour votre  première sur leur territoire depuis la finale de la Coupe du monde 2011 ?
R: "Peut-être mais en même temps pour moi la finale de 2011, c'est loin et  les choses changent vite. Personnellement, je n'ai pas joué en France depuis  2009 et à Paris depuis 2006, ça fait un moment et j'adore jouer ici pour le  défi que c'est à chaque fois. Ce sera mon facteur de motivation."
   
Q: Les All Blacks ont gagné leurs onze premiers matches de l'année.  Terminer l'année invaincu, voire avec que des victoires, est-elle un objectif  pour vous ?
R: "Sans aucun doute, on veut toujours gagner. Après, c'est cliché à dire  mais il ne faut pas regarder trop loin, prendre chaque jour l'un après l'autre.  Mais j'aimerais bien à la fin de l'année pouvoir me poser et me dire qu'on a  réussi à tous les gagner."
   
Q: Vous avez gagné pratiquement tous les trophées. Écrire l'histoire des  All Blacks est-elle désormais votre motivation ?
R: "Oui, cette équipe veut laisser sa trace dans l'histoire des All Blacks.  On a réalisé beaucoup de belles choses ces dernières années et ce groupe veut  ajouter encore quelque chose. Être l'équipe numéro un, c'est ce qu'on veut  être."
   
Q: Philippe Saint-André a affirme que votre équipe était la meilleure  génération des All Blacks. Partagez-vous son avis ?
R: "Elle fait partie des meilleures oui, surtout quand on regarde la  profondeur de notre effectif. Il y a des vieux briscards comme moi, mais aussi  des jeunes qui ont montré qu'ils avaient le niveau international. Pour la  tournée, on a 36 joueurs qui pourraient tous jouer sans que le niveau change.  Les jeunes maintiennent la barre très haut."
   
Q: Vous êtes donc encore plus forts qu'en 2011 ?
R: "(Hésite) C'est dur à dire. En tout cas, en termes de talent, c'est  similaire. On a moins d'expérience mais il y a probablement autant de talent."
 
Q: Les Français aiment bien les joueurs néo-zélandais. Avez-vous été  contacté par des équipes françaises ?
R: "Pas vraiment, non. Mais c'est aussi parce que je n'ai jamais eu le  désir de quitter la Nouvelle-Zélande. Même si la question se pose, la réponse  est claire. Ce qui me motive pour me lever le matin, pour m'entraîner et jouer  toujours mieux, c'est de jouer pour les All Blacks. Et je veux pouvoir  continuer à le faire."

AFP

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